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Franck Priot, t’es où ?

PAR Philippe SALVADOR | Photographie de Nathalie MALRIC
Temps de lecture 3 min

« Un passeport me dure 4 ou 5 ans. Ensuite, il est plein et je dois le changer. »

Bien loin de TLT, Franck Priot a passé sa dernière décennie à la tête de Film France, à vendre l’Hexagone aux productions cinématographiques étrangères. Une vie de toiles et de voyages. Souvent en Chine, « un pays-monde, fou et fascinant, un système clos derrière sa grande muraille et son web verrouillé, un marché du cinéma qui sera d’ici deux ou trois ans le plus important au monde ». Son cœur bat aussi à Hollywood : si les productions américaines sont de retour sur le sol français, c’est grâce à la loi du Crédit d’impôt international, rédigée pour l’essentiel sur l’ordinateur de Franck. Et puis il y a Hongkong, Yokohama, Berlin, Milan, Bombay, Cannes… Ces marchés du film qu’il arpente depuis les années 2000, notamment pour le magazine Écran Total.

Franck Priot est un vieux routard du cinéma : il y a un quart de siècle, il couvrait déjà pour Libération la révolution des réalisateurs roumains. Sur l’antenne de TLT, on l’a vu interviewer Georges Lucas, Francis Ford Coppola, Emir Kusturica, Tim Burton, David Lynch ou Wim Wenders. Dix ans au sein de la chaîne toulousaine, d’une liberté totale : «  J’ai même pu y réaliser un feuilleton de trois semaines sur Eisenstein, monté à la Godard… Tant que ça marchait, on me laissait faire ! J’étais à la fois journaliste, critique de cinéma, monteur et réalisateur. » Connecté avant l’heure, il savait que la révolution numérique permettrait un jour aux artistes de créer partout, pour le monde entier, « avec le ciel pour seule limite ».

Aujourd’hui, Franck se met au défi d’écrire des scénarios et de produire des films. De quoi se préserver d’une routine redoutée : « À chaque fois que j’ai lâché un job de rêve, j’en ai reconstruit un autre ». Sa première production le ramènera chez nous, auprès du réalisateur toulousain Éric Charrière, pour un long métrage d’aventure. Encore une.

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