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ENQUÊTE

Les frères Clain : Aux racines du mal

PAR Marine VLAHOVIC et Karim MAANANE
Temps de lecture 10 min

Clain terrorisme Toulouse

À chaque attentat perpétré par l’État Islamique, leur nom remonte à la surface. Désormais considérés comme les voix officielles françaises de Daesh, les frères Clain figurent parmi les djihadistes les plus recherchés au monde. Mais avant de devenir les ennemis publics n°1, les anciens rappeurs catholiques ont trainé leurs guêtres à Toulouse, de la Reynerie au parc de la Maourine en passant par les Izards ou Arnaud-Bernard. Boudu s’est rendu dans ces lieux fréquentés par la fratrie ces quinze dernières années. Des lieux sur lesquels leur ombre n’a pas fini de planer.

Place Arnaud-Bernard, les passants fébriles sautent d’une boutique à l’autre, les bras chargés de victuailles. Yacine* regarde cette agitation avec amusement. Le vendeur de cigarettes observe le ballet des fidèles qui se dirigent vers la mosquée établie au coin d’une rue bariolée de graffitis. Depuis la tuerie de Charlie Hebdo, on y distribue des tracts anti-Daesh, et on assiste, impuissant, au départ de certains jeunes et de leurs ainés pour le djihad. Parmi eux, les frères Clain, que Yacine connaît, comme tout le monde ici, et qu’il décrit comme des « mecs dangereux car discrets. On ne sait pas aujourd’hui s’ils sont vivants ou morts, mais ce qui est sûr, c’est qu’ils venaient à Arnaud-Bernard avant de partir en Syrie ».

Fabien Clain en CE1 à Alençon en 1986,     2e rang, 5e en partant de la gauche  

Fabien Clain en CE1 à Alençon en 1986,    
2e rang, 5e en partant de la gauche

Au nez et à la barbe des services de police, Fabien Clain, 38 ans, figure incontournable de la galaxie djihadiste toulousaine et interdit de séjour en Haute-Garonne, s’est rendu dans l’ancienne salle de prière du quartier à l’été 2013 : « Il priait et repartait. Le plus jeune, son frère, venait plus souvent. » précise le jeune homme avant de poursuivre, le regard fuyant : « Tu sais ce qu’on dit ici ? Que le plus jeune travaille avec les services de renseignement et qu’il a été manipulé… ». Son murmure est vite couvert par le brouhaha des chalands. La fratrie   alimente les rumeurs les plus folles et l’ombre des Clain hante les rues d’Arnaud-Bernard et d’autres quartiers toulousains.

Ils prônait la guerre,le combat contre les non musulmans. Ils avancaient à visage découvert et formaient un groupe bien connu à Toulouse.

DU RAP CHRÉTIEN AUX CHANTS SANGLANTS

Car les Clain, ce sont d’abord des voix qui annoncent la mort. Au lendemain des attentats du 13 novembre à Paris, ils revendiquent, au nom de Daesh, les attaques meurtrières de Paris. Fabien lit, Jean-Michel chante. Dans ce communiqué audio accompagné d’un chant glaçant, les deux Toulousains se réjouissent, depuis la Syrie, des massacres commis à Paris. Huit minutes durant, ils égrènent leurs paroles funestes : « Avance, avance, avance, avance. Guerrier invaincu, l’épée à la main tue-les ! » À l’écoute de cette revendication, le visage de Mohammed* s’assombrit. L’habitant du Mirail reconnait instantanément les voix : « C’est malheureux et ça fait mal » souffle-t-il après un long silence. Le quadragénaire gratte nerveusement sa barbe et murmure une série d’invocations en arabe. C’est ici, dans le dédale des barres d’immeubles défraîchis de La Reynerie qu’il a connu les Clain il y a une quinzaine d’années. D’une famille originaire de La Réunion, la fratrie quitte Alençon, en Normandie, et pose ses valises à Toulouse leur ville natale, à la fin des années 1990.  Fabien brille alors par son éloquence et en impose par sa taille et sa carrure. Jean-Michel, frêle et discret, vit dans l’ombre de son aîné.

Fabien Clain adolescent, photo de famille

Fabien Clain adolescent, photo de famille

Fraîchement convertis, ils se réclament déjà d’un islam rigoriste. Barbe en friche, chechia dentelée sur la tête et djellaba sur le dos, Fabien devient Omar. Jean-Michel, quant à lui, adopte le nom d’Abdelwali. Leur passé de catholiques pratiquants et de rappeurs chrétiens est déjà loin. Comme certaines interprétations du Coran interdisent la musique, ils écrivent des anasheed, des chants religieux a capella, qu’ils enregistrent dans un studio aménagé dans l’un de leurs appartements du cheminement Louis-Auriacombe, à deux pas du lac de La Reynerie. Des mélodies dont ils font la promotion sur les réseaux sociaux. Sans le savoir, les frères Clain ont pris des années d’avance sur le djihad 2.0. Ils ouvrent un compte Myspace, plateforme alors prisée par les musiciens, et y balancent leurs titres faits maison, Connaissez-vous l’islam ? ou encore Saisis l’anse la plus solide. « Ce n’était pas des chants djihadistes, ils louaient la tradition prophétique, précise Mohammed. Ils avaient même fait des chants en créole réunionnais, franchement c’était sympa ».

Au fil du temps, les anasheed s’assombrissent. Jusqu’à cet hymne à la mort entonné par leurs propres enfants : « Préparons-nous à mourir sans plus attendre, très bientôt on aura des comptes à rendre. On ne pourra plus revenir en arrière pour trouver le salut dans la prière. » Le phrasé n’a rien à envier au rap, et la chanson des Clain annonce une nouvelle ère : celle de la pop djihad, qui reprend les canons culturels de toute une génération pour les transformer en arme de communication. Le titre est posté sur la page Facebook de la femme de Jean-Michel. « Mon mari, c’est le boss lol » écrit-elle.

Jean-Michel alias Abdelwali a pris le chemin de la Syrie en famille en 2014  

Jean-Michel alias Abdelwali a pris le chemin de la Syrie en famille en 2014

Chez les Clain, la religion est une affaire de famille : leurs proches se sont convertis à tour de bras dans le sillage de la fratrie. Leurs femmes, elles aussi converties, se dissimulent sous leur voile intégral dans les rues de Toulouse.

DES MARCHÉS AUX PARCS : À LA RECHERCHE D’UN AUDITOIRE

Au Mirail ou sur Internet, les mélodies vindicatives de la fratrie ne font pas fureur. Leurs publications récoltent peu de vues sur les réseaux sociaux. Quant aux CDs, les deux frères peinent à les écouler sur les marchés toulousains qu’ils sillonnent pour vendre de la littérature islamique et des produits religieux. À défaut de liquider ses enregistrements, Fabien Clain trouve un auditoire dans les allées étroites des marchés hebdomadaires de La Reynerie, La Faourette ou Saint-Sernin. Devant son stand, il fait du prosélytisme et alpague de jeunes musulmans. Affable, Omar a le contact facile. Il conseille volontiers sa clientèle, parfois pendant des heures. Ses connaissances présumées de l’islam font mouche. Les novices sont comme aimantés.
« Je voyais que parfois, il prenait des personnes à part. Il faisait de grands gestes,
il avait de belles paroles, il captivait les gens » se souvient Stéphane*. Converti à l’islam depuis dix ans, le jeune homme témoigne timidement de sa rencontre avec les frères Clain : « Ils prônaient la guerre, le combat contre les non-musulmans. Ils avançaient à visage découvert et formaient un groupe bien connu à Toulouse ». Un groupe dénommé Omar Clain ou Essid-Clain par les services de renseignement qui, dès le milieu des années 2000, les ont à l’œil.

Considérés par les autorités comme des militants salafistes, il semble que les frères aient en réalité déjà basculé dans le takfirisme, une idéologie ultra-violente appelant à prendre les armes contre les mécréants, les musulmans quiétistes et les « infidèles ». Sabri Essid, tête brûlée originaire des quartiers nord de Toulouse et ami de Mohammed Merah, en fait partie. Un après-midi, Stéphane les accompagne pour une virée au bord de la mer : « On se baladait sur le port bondé de vacanciers, et soudainement Sabri s’est écrié : « Ça ferait du bien une bonne bombe au milieu des gens ». Sabri était en conflit avec tout le monde. Il était dur, très froid. Tout le contraire de Fabien Clain qui avait des paroles douces et savait parler aux gens ».

Stéphane croise également Fabien Clain et son groupe au pied des immeubles des Izards, où les jeunes et les chibanis tuent le temps entre deux prières. Un jour, il est invité à les rejoindre à l’abri des regards, dans le parc de la Maourine à Borderouge. Les six jeunes hommes qui composent l’assemblée se réunissent autour d’un ordinateur portable. Un texte est lu à haute voix : il s’agit d’un manifeste du nouveau djihadisme à la française. « C’était des termes qui ne me parlaient pas parce que c’était mes débuts, mais je comprenais que c’était l’appel au rejet de la société, aux valeurs de la France. Un texte qui poussait à combattre ». L’assistance est subjuguée par les arguments religieux avancés pour légitimer la guerre sainte. Des arguments qui ne trouvent place dans aucune mosquée de la région, et les Clain ne le savent que trop bien. Ils créent alors une association et s’établissent aux Minimes, dans un local situé rue des Anges. Sous couvert de leçons d’arabe et de cours de religion, ils exposent leurs idées à des jeunes qui, assis en cercle à même le sol, boivent leurs paroles. Stéphane s’y rend une fois mais ne renouvelle pas l’expérience. Il s’écarte du groupe des Clain : « Je ne me retrouvais pas là-dedans. Il y avait trop de haine dans leurs discours, et moi je ne voulais pas porter cette haine dans mon cœur ».

Fabien Clain utilisait le parc de la Maourine à Borderouge pour réunir de jeunes hommes et leur lire un manifeste du nouveau djihadisme à la française.

Fabien Clain utilisait le parc de la Maourine à Borderouge pour réunir de jeunes hommes et leur lire un manifeste du nouveau djihadisme à la française.

Entretemps, la fratrie a acquis une nouvelle stature. Fabien multiplie les aller-retours dans la commune bruxelloise de Molenbeek, et s’installe pour un temps en Belgique avant de rejoindre son frère Jean-Michel au Caire. Ils étudient dans un institut coranique du quartier Ath Thamin, connu pour être un foyer de groupes djihadistes. De retour en France, ils en imposent par leur maîtrise de l’arabe littéraire et se fabriquent une étiquette d’érudits musulmans auprès des initiés et des novices qu’ils croisent. On attribue ainsi à Fabien bon nombre de conversions : « On disait de lui qu’il était à l’origine de 80 conversions, qu’il était trop fort » raconte Mohammed. La légende veut même qu’Omar ait été sollicité pour marier de jeunes couples via Internet. Les deux frères assurent une présence physique continue à Toulouse, base arrière idéale : la fratrie vagabonde d’un lieu de culte à l’autre, du Mirail aux Izards en passant par l’avenue de Fronton. Pourtant, dans les mosquées, ils ne laissent pas de souvenirs particuliers : « Je les ai aperçus quelques fois, mais après la prière, ils repartaient directement chez eux » souligne Youssef, qui prêche en arabe à la mosquée du Château, située au cœur de La Reynerie. « À l’époque, il n’y avait rien de louche » renchérit Laïd Yahia, responsable de la mosquée des Izards. Les traits tirés, le regard dans le vide, il ne peut s’empêcher de regretter : « Si on avait eu le moindre soupçon, on aurait tout fait pour raisonner ces jeunes. Mais on n’a rien vu venir. » Constat identique au Mirail, ou l’imam Mamadou Daffé officie depuis une trentaine d’années. La bande des Clain vient y prier mais se fait remarquer par ses retards répétés. Une manière de ne pas se mélanger aux fidèles et de montrer publiquement qu’ils désavouaient l’imam en place. « Lorsque j’ai vu que c’était volontaire et systématique, je me suis mis en colère et leur ai demandé d’arrêter. Hormis cet épisode, je n’ai jamais eu l’occasion de débattre avec eux. Et un jour, ils ont cessé de venir ». Ahmed Chouki, l’enfant de la Reynerie et candidat aux dernières municipales, confirme le relatif anonymat des frères Clain dans le quartier : « On dit que le Mirail est un terreau d’islamisation de masse mais ce n’est pas la réalité du terrain ! Jamais il n’y a eu de prêches djihadistes en bas des immeubles. Quant aux Clain, j’ai découvert leur nom à la télé après les attentats, comme beaucoup ici » assure-t-il.

Le groupe Clain délaisse alors les tours du Mirail et se met au vert dans la commune ariégeoise d’Artigat où vit Olivier Corel, de son vrai nom Abdel Ilah Al-Dandachi, un Syrien naturalisé français surnommé l’émir blanc.

ARTIGAT ET MERAH

Les frères Clain y retrouvent leurs amis, parmi lesquels figurent Sabri Essid, et les frères Merah. Tous ont des liens de parenté : le père de Sabri Essid a successivement épousé la mère des frères Clain avant de se marier à la mère des frères Merah. En 2007 une opération antiterroriste visant à démanteler une filière d’acheminement de djihadistes toulousains en Irak est menée. Accusé d’être l’un des organisateurs de la filière d’Artigat, Fabien Clain est condamné à 5 ans de prison au terme du procès, alors que Jean-Michel n’est pas inquiété.

Quelques mois après les assassinats de Mohammed Merah, l’aîné de la fratrie Clain bénéficie d’une remise de peine à l’été 2012. Interdit de séjour dans 22 départements français, dont la Haute-Garonne, il prend la direction de l’Orne et s’établit officiellement à Alençon. C’est en vérité une adresse fictive. Une couverture qui dissimule de nombreux déplacements énigmatiques en Belgique, dans la région parisienne ou encore plus au Sud. Pendant plus de deux ans et alors qu’il est censé en être banni, Omar effectue de réguliers allers-retours à Toulouse pour y retrouver sa femme et ses enfants, inscrits dès 2013 dans une école coranique de la ville rose.

LES PRÉDICATEURS DU DJIHAD

Dans l’impossibilité de s’afficher, les frères Clain commencent à délaisser les mosquées et privilégient des commerces ou des librairies islamiques. Arnaud-Bernard fait partie de ces nouvelles destinations. À l’été 2013, ils apparaissent dans la petite salle de prière de la rue de l’Hirondelle, fermée depuis par la nouvelle municipalité. « Ils n’étaient pas les bienvenus » certifie Yacine, le vendeur de cigarettes qui a connu la décennie noire du terrorisme en Algérie. « De toute façon, nous les musulmans du bled, ces gens-là ne nous impressionnent pas. Ce sont les petits nés ici qui tombent dans le panneau ». De nouveaux adeptes de la guerre sainte font effectivement leur apparition dans le cercle de la fratrie : « À cette époque, les jeunes gravitaient autour d’eux, remarque Mustapha*, qui a observé de près le manège des Clain. Ils commencent par les inviter à des barbecues. Ce qui était frappant c’était de voir qu’il y avait beaucoup d’amour, d’affection qui se dégageaient de ce groupe. Et les jeunes étaient attirés par ça. »

Fabien Clain, dont on dit qu’il aurait appris le Coran en entier en prison, est élevé au rang de savant par ses ouailles. Mais sous le feu des projecteurs médiatiques et dans le viseur de l’antiterrorisme, il laisse à Jean-Michel le soin d’haranguer les foules sur les marchés toulousains, à la Reynerie ou à Saint-Sernin. Agressif et virulent, le cadet n’hésite pas à provoquer ses contradicteurs, toujours entouré de son petit groupe de convaincus : « C’était des bourrins. Ils légitimaient à haute voix le butin de guerre, le kidnapping des femmes. » raconte Mustapha* qui a eu plusieurs fois maille à partir avec lui : « Jean-Michel avait une dent contre moi parce que je ne suivais pas leurs idées » s’exclame-t-il en décrivant un comportement arrogant et ostentatoire, en tout point similaire à celui des terroristes de Daesh qui s’exhibent dans les vidéos de propagande inondant Internet. Le chemin vers le djihad est déjà bien entamé. Ne manque plus qu’un prétexte pour ouvrir la route.

De retour en France, ils en imposent par leur maîtrise de l’arabe littéraire et se fabriquent une étiquette d’érudits musulmans auprès des initiés et des novices.

Très loin de la ville rose, la guerre civile fait rage en Syrie. Des dizaines, puis des centaines de jeunes français y rejoignent les rangs des groupes djihadistes. À Toulouse, les départs se multiplient. De nombreux proches de la sphère des frères Clain apparaissent alors, visage découvert, sur les premières images appelant à la guerre sainte. Quel rôle ont-ils joué dans ces départs ? Sont-ils à nouveau à la tête d’une filière de recrutement ? Mustapha reste prudent : « Ils vivotaient, ils grattaient la CAF, faisaient un peu de black. Ils n’avaient pas les moyens logistiques pour organiser des départs en nombre. Mais ce qui est sûr, c’est que c’étaient eux les ambianceurs. »

À son tour, Jean-Michel s’évanouit dans la nature. Avec femme et enfants, il rejoint la Syrie. Entretemps, sa femme s’offre un commentaire explicite sur Facebook : « Quelle bonne et heureuse nouvelle pour tous les musulmans du monde entier, Allah Akbar ! » Nous sommes le 29 juin 2014. L’État Islamique vient d’autoproclamer la résurrection du califat à cheval entre la Syrie et l’Irak. Le destin « ambianceur » des frères Clain y est tout tracé : ils seront les voix françaises de Daesh.

Fabien, qui est resté en France, prépare soigneusement son périple pour rejoindre son frère et le reste de son clan. Le 21 janvier 2015, vêtu d’une djellaba et arborant une barbe fournie, il pousse la porte d’un magasin de musique à Saint-Cyprien. Fabien demande conseil pour du matériel d’enregistrement audio et exige « ce qu’il y a de mieux », en précisant que le home studio doit être transportable. Il revient à deux reprises dans la petite boutique avant d’acheter, pour un montant de 3500 euros qu’il règle en partie à crédit et ne paiera jamais, un super micro, un transformateur de voix et un logiciel d’enregistrement. Alors que les services de police semblent avoir perdu sa trace, il embarque sa famille et son kit de chanteur de propagande sanglante, et prend la route de la Syrie au printemps 2015. Il traverse les frontières sans problèmes ou presque, et est déjà loin de l’hexagone quand les enquêteurs remontent jusqu’à lui dans l’affaire de l’attentat déjoué contre l’église de Villejuif quelques semaines plus tôt.

Quand arrive-t-il en Syrie ? Toute la famille cesse d’alimenter différents comptes Facebook personnels à l’été 2015. Depuis, les voix des frères Clain rôdent sur le darknet. Bien avant la publication du communiqué revendiquant les attentats du 13 novembre dernier, Fabien Clain enregistre des bulletins d’information radio quotidiens pour le compte de Daesh, à l’attention de ceux qu’il nomme ces « chers auditeurs ». Jusqu’en janvier, où il disparait des ondes. Son nom est à nouveau cité dans le meurtre des policiers de Magnanville, puisque son adresse e-mail et son numéro d’écrou sont retrouvés chez un proche du terroriste. Depuis, les anasheed funestes des frères Clain continuent d’appuyer les images de propagande sanglantes de l’État Islamique propagées dans le monde entier.

*Les prénoms ont été modifiés.

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Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.