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7 raisons de voir Rodez même si on a peur du noir

PAR Sébastien VAISSIERE
Temps de lecture 3 min

Depuis l’inauguration du musée Soulages en 2014, Rodez est devenue capitale de l’outrenoir, ces grandes toiles couvertes de noir dont la capacité à réfléchir la lumière semble tenir du miracle. Hélas, il en est que le noir effraie, réticents à saisir le jour inclus dans les ténèbres. Pour eux, Boudu a pondu un itinéraire ruthénois et aveyronnais coloré, qui permet de ne (presque) pas passer à côté de l’essentiel.

  1. Pour la lumière sur le néolithiquetourisme rodez visite AVEYRON (12) RODEZ, MUSEE FENAILLE. STATUT MENHIR, LA DAME DE ST SERNIN

    Au musée Fenaille se dresse la dame de Saint-Sernin, une statue menhir découverte en 1888 qui fut à l’origine des premières recherches menées sur ces œuvres monumentales. Ses faces sculptées éclairent notre lanterne sur l’apparence des hommes du néolithique, leurs vêtements, leurs bijoux. La muséographie en clair-obscur de la salle ajoute une dimension magique à l’intérêt purement scientifique. Pour un peu, on se croirait en connexion avec l’âme de son créateur, un rouergat de 8 000 ans notre aîné.
    Musée Fenaille -14 place Eugène-Raynaldy

  2. Pour la pierre rouge de Pierre Benichoutourisme rodez visite

    Un jour de décembre 2012, dans la quotidienne animée par Laurent Ruquier sur Europe 1, l’ancien directeur de L’Obs, Pierre Benichou, soutint mordicus que la cathédrale de Rodez était rouge. Pour le vérifier, on fit appeler en direct le standard de la mairie. Personne, au bout de fil, ne fut capable de donner la couleur de la pierre. Même chose à l’évêché, où la standardiste eut cette réponse éblouissante : « Je suis désolée, je n’ai pas de fenêtre qui donne sur la cathédrale ». La séquence est devenue culte sur internet, et chacun sait désormais, à commencer par Pierre Benichou, que la sublime cathédrale de Rodez est rose…
    Rue Frayssinous

  3. Pour Mère Blanctourisme rodez visite

    À Soulages le noir, à Mère Blanc le blanc. Une institution commerciale ruthénoise fondée en 1870. Ça sent bon le parquet ancien et les boiseries cirées. Il y a quelques années, on y découpait encore le tissu sur d’antiques tables de drapier en chêne massif, aujourd’hui disparues. Le charme sépia de l’enseigne mérite tout de même le détour entre deux musées. Pour une parenthèse ruthéno-vintage.
    20 boulevard Laromiguière

  4. Pour un coup de rougetourisme rodez visite vin

    Si vous trouvez le Marcillac trop raide, c’est que vous le consommez avec un mauvais plat, ou pire, que vous buvez en mauvaise compagnie ce velours élaboré entre Conques et Rodez. Pour apprécier la typicité de son cépage emblématique, le mansois, il convient d’attendre l’hiver, de s’asseoir à la table d’un resto avec de la famille et des copains, et de commander un aligot saucisse.
    aoc-marcillac.com

  5. Pour le gris des lauzes de Belcasteltourisme rodez visite

    Un des plus beaux villages de France, lové autour d’un château fort, avec murs dorés par le soleil et toits de lauze gris souris. Belcastel, décor de conte de fée, n’était qu’un tas de ruines en 1974, et doit son retour à la vie au talent de l’architecte urbaniste Fernand Pouillon.
    Belcastel, à 25 km de Rodez.

  6. Pour la lumière blanche de l’abbatiale de Conquestourisme rodez visite AVEYRON (12) CONQUES

    La Mecque régionale de l’art roman, sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle et à 40 km de Rodez. Dehors, la façade médiévale ornée d’un tympan relatant le jugement dernier (foisonnant et épique comme un épisode de Game of Thrones). Dedans, l’austère lumière des vitraux de Soulages qui, cette fois, joue sur le blanc translucide.
    Abbatiale Sainte-Foy de Conques

  7. Pour l’if et l’or de Saint-Foytourisme rodez visite AVEYRON (12) CONQUES. TRESOR DE CONQUES. STATUT STE FOY

    Toujours dans l’abbatiale de Conques, voici la statue-reliquaire de Sainte-Foy, exposée avec de nombreuses pièces d’orfèvrerie exceptionnelles. Petite statuette de 85 cm enchâssant le crâne de la sainte. Grand chef-d’œuvre d’orfèvrerie fait de bois d’if et couvert d’or. Quand l’objet de culte devient pièce de musée.
    Abbatiale Sainte-Foy de Conques

 

 

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Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.