retour haut de page

Crèche intergénérationnelles : des rires et des rides

PAR Jean CAMPREDON
Temps de lecture 5 min

Aux deux extrémités de la vie, têtes blondes et cheveux blancs ne se rencontrent jamais, ou presque. Quand les premiers apprennent l’indépendance, les seconds se battent pour la garder. Les deux âges ont leurs lieux, les uns pour grandir, les autres pour vieillir. C’est en cherchant à tisser un lien entre premier et quatrième âge qu’une crèche s’est installée dans une clinique gériatrique, dans le quartier des Minimes.

Il est 11h30 à la clinique des Minimes quand s’allume le voyant vert de la porte sécurisée qui fait face au salon. Le calme observé par les résidents est rompu par les enfants qui s’engouffrent dans la pièce. Ils sautillent et donnent de la couleur au lieu qu’ils investissent. Quelle que soit la conversation ou l’activité entamée par les anciens, celle-ci s’arrête pour laisser place à de légers sourires ou des signes de main. Les nuques raidies par l’âge se tournent vers le petit attroupement joyeux et bruyant. En un instant, la salle change d’atmosphère et devient un salon familial où jeunes et vieux se mélangent. C’est le petit passage quotidien tant attendu par quelques résidents attendris qui aiment à se nourrir de ce doux moment. Le même événement se reproduit quelques secondes plus tard lorsque les petits s’installent dans leur espace dédié, pour prendre leur repas à quelques mètres des tables des résidents.

Deux âges séparés par une porte
Nous sommes au cœur du projet intergénérationnel qui lie la crèche des Mini-mômes et la clinique des Minimes. Les deux établissements ne sont pas seulement accolés l’un à l’autre, ils partagent aussi le même bâtiment. Tous les jours, les enfants rejoignent les résidents de la maison de retraite pour les repas et les activités. crèche intergénérationnelle toulouse minimes
Depuis un an, la Mutualité française, en partenariat avec la clinique…

Abonnez vous pour lire la suite
Lire la suite

Partagez

Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.