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ALLONS-Y QUAND MÊME

7 raisons de visiter Agen quand on ne digère pas les pruneaux

PAR Sébastien VAISSIERE
Temps de lecture 5 min

Pour les Toulousains, Agen est au mieux la ville de Cabrel, des pruneaux, de l’aspirine UPSA et des bagarres générales de Pro D2, au pire un parc Walibi où on se rend en séminaire d’entreprise quand il n’y a plus d’argent dans la caisse. Pourtant, la ville du philosophe Albert Ferrasse et du président Michel Serres (ou le contraire) ne manque ni d’attraits ni de sites passionnants. Boudu, sans forcer, a sélectionné sept raisons d’y passer le week-end.

agen pont canal theatre ducourneau

1 – Pour la première photo couleur

Aussi vrai que c’est à la sortie de l’usine Louis Lumière de Lyon que fut tourné le premier film de l’histoire du cinéma, c’est depuis le coteau de l’Hermitage que fut prise la première photo couleur. Il s’agit d’une vue d’Agen immortalisée par Ducos du Hauron, un enfant du pays, inventeur de génie et pianiste virtuose. Se rendre sur les lieux pour y prendre la même photo avec son iPhone est une expérience délicieuse dont il serait idiot de se priver.

2 – Pour le premier bâtiment en béton armé

Place Esquirol, le théâtre Ducourneau oppose sa façade en rotonde (chose rare pour un édifice du début du XXe siècle) aux angles saillants des autres bâtiments de la place. L’ensemble vaut le coup d’œil et donne envie d’entrer pour assister à un spectacle. L’idée est bonne, d’autant que ce théâtre est le premier bâtiment public bâti en béton armé, gage de sécurité en cas d’incendie.
Place Esquirol

3 – Pour le deuxième pont-canal

Le pont-canal d’Agen, deuxième plus long du genre en France, a été bâti au xixe siècle en pierre de taille. Il permet encore aux bateaux engagés sur le canal latéral à la Garonne de passer au-dessus de ladite Garonne. L’endroit est aussi charmant que l’édifice est impressionnant.
Entre Agen et Le-Passage-d’Agen

agen musee armandie prieure moirax

4 – Pour Goya

Vous vous attendiez à Cabrel ? Vous aurez Goya. Le musée des Beaux-Arts d’Agen, installé dans quatre somptueux hôtels particuliers de style Renaissance, possède cinq toiles du maître espagnol, dont un
autoportrait magnifique. Le reste du musée ne manque pas d’intérêt et constitue sans doute l’une des collections les plus complètes de tout le Sud-Ouest.
Place Esquirol

5 – Pour les ampoules au pied et les étoiles au resto

Un crochet hors des murs d’Agen, à Moirax, pour un circuit de randonnée de 6,5 kilomètres au milieu des panoramas et des patrimoines bâtis les plus beaux du département du Lot-et-Garonne. Arrêtez-vous, béats, devant le prieuré clunisien, et remettez-vous de vos émotions à l’auberge du Prieuré, la table étoilée (et accessible) de Benjamin et Agathe Toursel.
Carte des chemins de randonnée à l’office du tourisme. Auberge du Prieuré : Le Bourg – Moirax.

6 – Pour être le (la) premier(e) au café-vélo

Si tout se déroule comme prévu sur le chantier, un café-vélo flambant neuf ouvrira ses portes au public le 8 mai dans les murs de l’usine qui, depuis le xixe siècle, alimentait Agen en eau potable.  Dans ce bâtiment industriel classé, rénové et intégralement dédié au cyclotourisme, on pourra boire et manger bio et locavore, faire réparer sa bécane ou dormir dans le gîte étape. Le tout au pied du pont-canal, dans un coin de verdure des plus délassants.
Rue du Duc-d’Orléans

7 – Pour revoir son Armandie

Quitter Agen sans avoir vu le stade Armandie relèverait du blasphème. Rien de notable dans ses travées, ni dans ses gradins. Rien, si ce n’est le souvenir des huit titres de champion de France du mythique club local, des centaines de courses chaloupées de Philippe Sella et d’autant de bagarres générales, la deuxième spécialité locale après le pruneau. Et la perspective, qui sait, d’une remontée prochaine du Sporting Union Agenais en Top 14.
1 rue Pierre-de-Coubertin

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Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.