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ALLONS-Y QUAND MÊME

7 raisons de visiter Malte, quand on n’a pas vu Game of Thrones

PAR Sébastien VAISSIERE
Temps de lecture 4 min

Le monde entier a vu Game of Thrones (à part peut-être vous et moi), la série télé la plus diffusée, primée, suivie et téléchargée de tous les temps. Et comme la plupart des épisodes a été tournée à Malte, des fans à barbe et à Ray-Ban accourent depuis 2011 sur le littoral et dans les ruelles de cette petite île de Méditerranée, pour y effectuer un pèlerinage fantastico-médiéval. Seulement voilà, la vérité de l’île est ailleurs. En voici la preuve par 7.   

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1 – Parce que sa capitale a été fondée par un gars de chez nous

Les Maltais doivent leur magnifique capitale, La Valette, à Jean Parisot de La Valette, grand maître de l’ordre des hospitaliers de Jérusalem, et natif de Parisot (Tarn-et-Garonne). Il fonda la ville autour du fort Saint-Elme, et la défendit vaillamment en 1565 contre les assauts du sultan courroucé Soliman le Magnifique. On peut saluer la mémoire de ce compatriote occitan dans la crypte de l’éblouissante co-cathérale Saint-Jean de La Valette, où il repose.

2 – Pour les bains de mer

Jean D’Ormesson, qui s’y connaît pas mal en plaisirs et en volupté, a écrit que rien n’était plus doux dans l’existence qu’un bain de mer en Méditerranée. Que cet habitué de la Grèce et de l’Italie se presse donc à Malte. De la Saint-Peter’s pool de Marsaxlokk à la grotte bleue près de Zurrieq, en passant par la bien nommée Paradise bay de Mellieħa, Malte regorge de lieux de baignade magiques et épargnés par la foule du fait de leur accès parfois difficile.

3 – Pour manger du lapin avec les doigts

Les Maltais adorent le lapin et savent le cuisiner comme personne. Leur ragoût de lapin au vin rouge, tomate et laurier (Fenkata), est une bénédiction culinaire qui, élégance suprême, se mange avec les doigts, même au restaurant. Pour le goûter, il faut fuir les pizzerias de St Julian’s ou de Sliema, et gagner les restos du nord de l’île (comme le United, à Mgarr) où on sait vivre et manger.

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4 – Parce que l’île concentre le meilleur de l’Europe

À Malte, on mange sicilien, la langue officielle est un anglais proche du globlish, on téléphone dans des cabines londoniennes, on se couche tôt comme en Allemagne, on aime la France, on paie en euro et on jouit d’un climat grec. Une petite Europe idyllique, en somme, capable de transformer Asselineau en europhile. Dommage que les normes européennes aient précipité la disparition, en 2011, des vieux bus jaunes de Malte, ces tacots fumants emblématiques décorés de breloques et de bondieuseries, qui faisaient le charme de l’île et muaient les petits trajets en grandes aventures.

5 – Pour l’étrange hypogée

Un cimetière unique au monde, creusé dans la roche autour de 3000 avant Jésus-Christ dans les environs de Paola. 500 m2 de salles et chambres aux parois délicatement sculptées, où les ossements de 7 000 Maltais préhistoriques ont été dé-couverts au début du XXe siècle. Il faut absolument goûter à l’atmosphère étrange de ce lieu exceptionnel. Pour avoir ce privilège, il convient de réserver à l’avance : le site n’accueille que 80 personnes par jour.

6 – Pour les beaux yeux des maltaises

Aussi vrai qu’il faut ronger des os de lapin au nord de Malte, il est impératif d’avaler des poissons au sud de l’île, plus précisément à Marsalxlokk, une petite cité dont le port de pêche est aussi pittoresque que son nom est impossible à prononcer. Les célèbres barques maltaises multicolores y sont nombreuses, qui contemplent le large, de leurs yeux peints de part et d’autre de la coque.

7 – Pour l’archipel

La république de Malte est un archipel composé de quatre îles habitées. En plus de l’île principale, il faut visiter Gozo et Comino, deux minuscules concentrés d’architecture et d’esprit maltais, où se mesurent dans chaque village les influences anglaise, française, italienne et arabe juxtaposées par l’histoire.

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Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.