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INTERVIEW

Kévin Agard : barbaque et beau mec

PAR Sarah JOURDREN | Photographie de Juliette MAS
Temps de lecture 4 min

Kevin Agard est boucher à Lacroix-Falgarde. Le mois dernier, le jury de Mister France l’a élu plus beau mec de la Haute-Garonne, passage obligé sur la route du titre de Mister Occitanie puis de Mister France. Boudu a profité de l’aubaine pour tailler une bavette avec ce roi de beauté, et aborder dans le désordre les questions de l’esthétique et de la boucherie.

C’est important pour vous, la beauté ?
Je n’étais pas du tout dans ce délire quand je me suis présenté pour la première fois à Mister France en 2016. Je suis tombé dessus sur Internet et je me suis dit « vas-y, je le fais ! ». Je n’avais pas l’habitude de défiler ou de porter des tenues de ville. Être deuxième dauphin en 2016 a été comme un déclic : je pouvais être bien habillé, apprêté, beau, soigné.

Roi de beauté, c’était un rêve d’enfant ?
Non, je voulais être footballeur professionnel. J’avais envie de rejoindre tous ces gars qui passaient à la télé. Ça m’est vite passé. Je voulais faire un métier où je gagnais de l’argent mais l’école ne m’intéressait pas. Vu que mon oncle était boucher dans une grande surface, j’ai essayé. Ça n’était pas un rêve, mais c’est devenu une passion.

La boucherie, c’est beau ?
C’est un beau métier, qui se perd. C’est aussi un métier esthétique : on travaille les bêtes, on fait de beaux rayons. Dans ma boucherie, je veux que ce soit parfait, bien présenté. Je suis un peu maniaque.

Mettez-vous autant de soin à la préparation de votre corps qu’à la préparation de la viande ?
Ça dépend des morceaux. Je suis plus souvent dans ma boucherie qu’à m’occuper de moi, donc au final je m’occupe plus de la viande. Je suis obligé de la soigner, si je veux faire quelque chose de beau.

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Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.