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INTERVIEW

TEDx : Tout Est Dit

PAR Sarah JOURDREN et Sébastien VAISSIERE
Temps de lecture 4 min

En juin, Toulouse accueille un TEDx. Pour chaque intervenant, un seul principe : rapporter en moins de 18 minutes une idée, une histoire ou un parcours. Importées des États-Unis, ces conférences sont la quintessence de la nécessité de se raconter et bouleversent la diffusion du savoir en France. Coach en prise de parole, Isabelle Calkins est le chef d’orchestre qui, à Toulouse, met en musique ces morceaux de vie.

En quoi les TEDx bousculent-ils notre rapport à la diffusion des idées ?

Ils ont révolutionné le format de la conférence. En restreignant le temps, on s’interdit de tout dire. La contrainte temps oblige à remonter à l’essence du message. Le temps est rare donc il est précieux. Il ne faut retenir que deux ou trois idées, qui feront l’intervention.

Chez les anglo-saxons, cet exercice semble presque naturel. Y a-t-il une façon de faire liée à la culture ?

En dix ans de coaching sur la prise de parole en public, j’ai travaillé avec toutes sortes de gens. Je constate qu’on est abîmé. Notre culture nous pousse à être constamment dans le rapport de force. Les anglo-saxons sont plus dans l’échange, dans le dialogue. Les parents encouragent leurs enfants en permanence. En France, on grandit plutôt avec l’idée qu’on n’est jamais assez bon. L’école ne nous valorise pas.

Quel impact cette culture a-t-elle sur notre manière de prendre la parole en public ?

On a un problème avec l’estime de soi. On n’ose pas y aller. Mais si les gens ne s’autorisent pas, c’est qu’on ne leur a pas permis. On n’est pas libre dans notre parole. On est formaté. Or pour être impactant, il faut s’autoriser à être soi-même. Plus on est singulier et unique, plus on intéressera les gens.

Dans les conférences TEDx, un speaker particulièrement talentueux ne peut-il pas cacher l’intérêt de la présentation d’un autre ?

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Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.