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PORTRAIT

Municipales 2020. Nadia Pellefigue : et si c’était elle ?

PAR Jean COUDERC | Photographie de Matthieu SARTRE
Temps de lecture 10 min

La mi-mandat vient à peine d’être « célébrée » que déjà se profilent à l’horizon les prochaines élections municipales. Si Jean-Luc Moudenc semble bien installé au Capitole, son fauteuil suscite les convoitises, affichées ou secrètes. Nadia Pellefigue fait-elle partie de ces candidates putatives ?
Boudu a cherché à en savoir plus sur cette quasi quadra méconnue du grand public, à qui tout semble réussir, comme en atteste son poste de vice-présidente de la Région Occitanie en charge du développement économique et de l’innovation, après avoir été à la tête de la Fédération du Parti socialiste 31 à tout juste 30 ans.

Sébastien Vincini, le premier secrétaire du PS 31, rappelle une vieille règle en politique : « Quand on veut faire taire une rumeur, on y arrive. Si elle revient, c’est peut–être qu’elle n’est pas tue… » La rumeur en question ferait de Nadia Pellefigue une candidate au Capitole en 2020 (ou 2021), rejoignant ainsi Catherine Lemorton et Nicole Belloubet dans le clan des femmes politiques auxquelles on prête des ambitions municipales. Le moins que l’on puisse dire est que dans ce prestigieux casting, la jeune femme souffre d’un déficit de notoriété. Pourtant, la plupart des observateurs de la vie politique ne tombe pas de l’armoire à l’évocation de cette hypothèse. Pourquoi ? Tout simplement parce que pour le landerneau, Nadia Pellefigue est tout sauf une novice. À même pas 40 ans, elle figure parmi les personnalités qui comptent dans la grande région Occitanie. Une relative précocité qu’elle doit en partie à son atavisme familial.

 

Interphone et escargots
Sa naissance à Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, n’a rien d’anecdotique. Chez les Pellefigue, on veut changer la société. Bien qu’ingénieur agronome de formation, le père a fait le choix politique d’être un « établi », un ouvrier militant maoïste qui rentrait dans les milieux de production pour y semer un climat prérévolutionnaire. En poste à Saint-Nazaire, haut-lieu du militantisme, il fait partie des premières charrettes quand surviennent les licenciements, et atterrit à La Ciotat, l’autre gros chantier naval…

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Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.