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PORTRAIT

Fanflures : les as du piston

PAR Maud BENAKCHA
Temps de lecture 3 min

En septembre, ils apparaissaient dans la liste des Inrocks des 10 groupes de jazz français à découvrir absolument. Une bonne raison d’aller à la rencontre des Fanflures, des Toulousains biberonnés au jazz de la Nouvelle-Orléans.

Il y a un an, Les Fanflures traversaient l’Atlantique direction la Nouvelle-Orléans, ville sainte du jazz. Passage presque obligé pour tout bon jazzband. Là bas, pas de chichi : tout se joue dans la rue. Plongés dans les entrailles du jazz, ils se sont imprégnés de la culture musicale américaine, comme l’avait fait quelques années plus tôt Gabriel Ray, fondateur du groupe. Parce qu’au départ, Les Fanflures, c’est lui, jeune homme à la barbe broussailleuse et aux fines lunettes rectangulaires. En 2013, housse de trombone sur le dos, il s’envole vers les États-Unis. Tout sauf une évidence tant son apprentissage de la musique à la guitare sèche et au piano est compliqué : « Ma prof me tapait sur les doigts quand je jouais mal ». Adolescent il découvre le trombone par hasard. Depuis, il ne l’a pas lâché et avoue, non sans fierté, avoir tout appris seul. Seul il va le rester jusqu’à sa rencontre avec le tromboniste Francis Guéro, qui devient son professeur, et son mentor. Gabriel Ray quitte alors son boulot ets’immerge pendant trois mois dans la musique de la Nouvelle-Orléans : « Là-bas, il y a des trombonistes à la pelle. Le niveau est vraiment élevé ».

À la Nouvelle-Orléans, le moindre pélo sait lire une partition.
Il se rappelle qu’à son arrivée, des musiciens l’interpellent dans la rue et lui proposent de jouer : « Une culture que l’on n’a pas du tout en France ».
Aujourd’hui, Les Fanflures c’est Gabriel Ray et sept autres musiciens. Tous ont apporté leurs influences musicales. Dans leurs…

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Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.