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VITE DIT

Année des Wisigoths à Toulouse : 5 questions à Régis Godec

PAR Jean COUDERC | Photographie de Matthieu SARTRE
Temps de lecture 3 min

Le 12 octobre dernier, les élus écologistes toulousains proposaient que l’année 2018 soit déclarée « année du royaume wisigoth de Toulouse ». Un vœu voté à l’unanimité dont l’instigateur et conseiller municipal vert, Régis Godec, nous explique les enjeux.

Comment vous est venue l’idée de présenter un tel vœu ?
En 2018, ce sera le 1600e anniversaire du Foedus, le traité d’alliance signé entre Rome et les Wisigoths donnant à ces derniers l’autorisation légale d’administrer le territoire de la Grande Aquitaine. Même si le royaume, dont le siège était à Toulouse, n’a vécu qu’un siècle, c’était le plus grand royaume administré à l’époque.

Pourquoi est-ce si méconnu à Toulouse ?
C’est la question du récit national. On ne veut surtout pas dire qu’un peuple d’origine nordique, germanique, ait eu un apport sur notre territoire. Alors que les Wisigoths ne sont en rien un peuple barbare qui a mis à feu et à sang les provinces de la Gaule. En réalité, il y a vraiment un continuum civilisationnel entre les Romains et les Wisigoths.

Pourquoi renier cet héritage ?
Le désir de revanche contre l’Allemagne est tel sous la IIIe République qu’on a cherché à effacer les origines germaniques de la France. Or si on la regarde de manière un peu plus complexe que la vision nationaliste, on voit bien qu’il y a un peuple européen unique. N’en déplaise à Jean-Luc Mélenchon lorsqu’il se demande « quelles sont les racines communes que l’on peut bien avoir avec la Lituanie ou l’Estonie ».

Quel fut l’apport de la civilisation wisigothe ?
Elle porte surtout sur la question du droit. Le bréviaire d’Alaric, rédigé à…

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Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.