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INTERVIEW

Conseil municipal des enfants : « Les adultes réfléchissent trop »

PAR Julie GUÉRINEAU | Photographie de Rémi BENOÎT
Temps de lecture 4 min

Alors qu’un nouveau Conseil municipal des enfants vient d’être investi au Capitole, Victor Rousson, élu sortant de 11 ans, a feuilleté avec Boudu le grand classeur bleu posé près de son écharpe tricolore, où il a consigné discours, tracts et comptes rendus de séances. Il en a profité pour nous livrer son analyse sur les enfants, les trottoirs, la politique et les adultes.

Comment fait-on pour se faire élire au Conseil municipal des enfants ?
J’ai fait campagne en créant une affiche avec ma photo et les quatre thématiques que je voulais défendre : la solidarité, le sport, la technologie, et le street art. Je suis aussi allé dans la cour demander aux élèves ce qu’ils aimeraient que je fasse. J’ai noté toutes leurs demandes réalisables pour essayer de les contenter tous un peu.

Même ceux avec lesquels tu ne t’entendais pas ?
Oui, tous. Parce que tout le monde allait voter.

J’avais en tête des projets concrets, comme les trottoirs mal aménagés. Mais on nous a fait comprendre que ça coûtait cher.

Qu’as-tu ressenti au moment de ta victoire ?
J’étais très content, et fier d’avoir été élu parmi 7 candidats. Mais aussi triste d’avoir battu mon meilleur ami 25 voix à 24.

Et en entrant dans la salle du Conseil ?
La séance d’investiture est celle que j’ai le moins aimé, parce qu’on n’a pas parlé de projets.

Tu n’as même pas été impressionné ?
Si, un peu, par le maire. On voit que c’est quelqu’un d’important, tout en haut, sur son siège au milieu de l’assemblée. Mais il a été très sympa. Par contre, j’ai été presque ému en recevant l’écharpe tricolore. Je me suis rendu compte que c’était une responsabilité.

As-tu ressenti cette pression pendant ton mandat ?
C’est compliqué de représenter les autres. On doit être exemplaire. Au Clae, au moindre petit…

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Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.