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Portfolio : Le ventre de Toulouse

Photographie de Matthieu SARTRE

Un Marché d’intérêt national (MIN), c’est en quelque sorte la centrale d’achat des commerces de proximité. Un lieu au sein duquel sont réunis des producteurs, des grossistes, des logisticiens, des transporteurs et des clients. Un lieu unique avec un modèle économique basé sur de la vente de gré à gré, où le producteur a un accès direct avec son client. Au Grand Marché de Toulouse, on dénombre 150 entreprises, 339 producteurs et environ 3000 clients. Les prix y sont négociés tous les matins avec des producteurs qui viennent directement vendre leurs produits. Et s’ils ne sont plus désormais que quelques centaines à se presser dès potron-minet avenue des États-Unis, le MIN constitue néanmoins l'un des outils du maintien de la ceinture verte autour de Toulouse.
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Portfolio : Le ventre de Toulouse

Photographie de Matthieu SARTRE

  • « Je viens ici depuis tout petit. J’accompagnais déjà mon père, il y 35 ans. On fait de la serre, de la tomate et du concombre, en hors-sol. Je vends 100% de ma production ici. »
    Stéphane, 43 ans, maraîcher

  • « Tous les producteurs ont plus de 60 ans. Il n’y a pas de relève chez les maraîchers. Qui veut faire ce métier ? Ni retraite ni vacances… Les jours de MIN, je me lève à 3h00 et je me couche à 22h00. Heureusement, j’ai levé le pied, parce que je suis à la retraite. »
    Roger, retraité du radis noir

  • « Je suis inquiet. Je crains qu’on disparaisse. Il y a une forte concentration de grossistes, et certains détaillants ont beaucoup grossi en rachetant des places. Ils tordent les prix sans passer par nous. Et puis les mairies favorisent le direct-producteur parce que les gens veulent du circuit court. Alors, nous là-dedans… 22 ans que je suis grossiste au MIN. Mon grand-père travaillait à Arnaud-Bernard avant la guerre, puis mon père est arrivé ici et je l’ai rejoint. »
    Laury, grossiste, maison Rambla

  • « Plus ça va, plus les gens veulent des produits français, surtout en champignon. Ils aiment pas trop quand ça vient de Russie ! Alors, pour les cèpes, on travaille beaucoup avec des collecteurs en Corrèze, en Lozère ou dans le Cantal. Les ramasseurs amènent les champignons, les collecteurs les conditionnent et nous les vendent. Comme il y a de grosses variations, il faut être fidèle pour
    assurer l’approvisionnement. »
    Jérémy, grossiste chez Champi 31

  • En 2017, Toulouse Métropole a confié le soin de relancer le MIN à une structure tripartite réunissant la société gestionnaire du marché de Rungis, le groupe La Poste, et la Caisse d’Épargne Midi-Pyrénées.

Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.