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VITE DIT

Légion d’honneur : six questions à Christine de Veyrac

PAR Jean COUDERC | Photographie de Matthieu SARTRE
Temps de lecture 3 min

Matthieu Sartre

Candidate à l’élection municipale de Toulouse en 2014, Christine de Veyrac vient d’être nommée chevalier de la Légion d’honneur. L’occasion de faire le point avec l’ancienne députée européenne UMP, aujourd’hui ralliée à Emmanuel Macron, sur son rapport à la politique.

Avez-vous été surprise par cette nomination ?
Oui, parce que j’étais persuadée qu’il fallait remplir des dossiers pour candidater à la Légion d’honneur. Je suis donc tombée des nues. Ma première impression a été mitigée du fait que pour moi, la Légion d’honneur, c’est pour des faits militaires.


Savez-vous à quel titre vous l’avez reçue ?
Absolument pas ! Mais en lisant un article du Point révélant qu’en 2017, pour la première fois, il n’y avait eu aucun mort sur une ligne aérienne commerciale, j’ai pensé que cela pouvait avoir un lien avec  mon travail au Parlement européen pour établir une liste noire.


Sinon, comment allez-vous ?
Je crois que je suis une femme libre,  et du coup je me sens très bien. Libre parce que même si j’ai toujours été un peu grande gueule, il y avait ce poids du milieu politique. Quand je me suis arrêtée, j’ai eu l’impression de revenir chez les gens normaux. Cela a été un soulagement incroyable.


Pourquoi, alors, vous être ralliée à Emmanuel Macron durant la campagne ?
J’ai toujours été de centre droit. Quand j’ai vu Macron se profiler, j’ai eu l’impression que c’était lui que je cherchais depuis le début. Lorsque je suis arrivée la première fois dans le QG d’En Marche, les bras m’en sont tombés. J’ai été émerveillée par la bienveillance des gens. En toute modestie, c’est exactement ce que j’ai essayé de faire aux municipales en 2014 à Toulouse en prenant des compétences à droite, à gauche. Peut-être avons nous eu raison trop tôt…


Et vous n’étiez pas intéressée pour être députée ?
Non. Par contre, je me suis proposée pour participer à la commission d’investiture. Je ne vous dis pas que la politique, c’est fini à tout jamais. Mais on peut en faire autrement que pour des postes pour soi. On n’en peut plus de ces gens qui s’accrochent à leurs mandats !


Et Toulouse ?
C’est et ça restera toujours ma ville. J’y suis née, j’y ai fait mes études. Je l’ai chevillée au corps. Je m’intéresse à la manière dont elle est gérée comme une simple citoyenne. Mais je ne regarde pas de près les affaires du Capitole.

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