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VITE DIT

Bioéthique : cinq questions à Catherine Dupré-Goudable*

PAR Jean COUDERC | Photographie de Matthieu SARTRE
Temps de lecture 3 min

À l’initiative du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), sont organisées en région pour la première fois, du 1er février au 5 avril, des rencontres sur la bioéthique qui vont réunir le grand public et des spécialistes de la santé et de la recherche. Explications avec Catherine Dupré-Goudable, directrice de l’Espace de Réflexion éthique Occitanie (ERE).

Quand est apparu pour la première fois le terme de bioéthique ?
Au début des années 60 avec l’apparition de nouvelles technologies qui rendaient médicalement possible des choses qui, jusque-là, ne l’étaient pas. Techniques médicales d’aide à la procréation, bébés éprouvette, prélèvements d’organes en vue de transplantation, etc. À partir de là, s’est fait sentir le besoin d’une réflexion appropriée et d’un travail pour établir un cadre de loi adapté.

 

Les questions se sont-elles multipliées avec le temps ?
Oui, en particulier ces dernières années. C’est lié au progrès scientifique. On a, par exemple, désormais accès au génome d’une personne. Ce qui pose de nombreuses questions, comme celle de la prédiction de l’avenir médical des patients. Autre exemple, l’intelligence artificielle. Ne risque-t-on pas, avec l’introduction de machines, voire de robots dans la relation de soins, de perdre les règles de confidentialité
vis-à-vis d’un patient ?

 

Pourquoi des états généraux de la bioéthique ?
Cette accélération se traduit par des besoins de réflexion pour encadrer l’applicabilité de tous ces progrès au sens large. D’emblée, il a été prévu que les lois de bioéthique soient révisées tous les 7 ans. La prochaine révision aura lieu en 2018. C’est dans ce cadre que s’inscrivent les états généraux de la bioéthique.

 

Quel est l’objectif de ces états généraux ?
C’est de recueillir les attentes et les craintes de la société. Ce sont des rencontres souhaitées pour avoir une expression libre et pas des réponses orientées à des questions posées. L’objectif est de permettre au Conseil national d’éthique et au législateur de savoir plus précisément dans quelle direction travailler.

 

Comment participer à ces rencontres ?
De deux manières : soit en s’inscrivant dans un atelier, soit en assistant à une rencontre citoyenne comme celle du 4 avril à Toulouse, à laquelle participera Jean-François Delfraissy, le président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE). 

 

Pour plus de renseignements www.eremip.org

* Bio express

• 1970 : prise de conscience de l’éthique dans la relation de soin
• 1977 : devient médecin
• 2018 : devient présidente de l’ERE Occitanie

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