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ACTUEL

Agriculteurs : Envoyez le Bouzin !

PAR Jean COUDERC | Photographie de Rémi BENOÎT
Temps de lecture 2 min

Après 10 jours de blocage, les agriculteurs ont fini par obtenir gain de cause avec le maintien d’une grande partie des communes de la région en zones défavorisées. Mais la facture des dégâts causés par les manifestations est salée pour les collectivités locales comme pour l’État…

Lorsqu’une poignée d’agriculteurs décide de manifester dans le Lot-et-Garonne, le 30 janvier dernier, pour protester contre la modification de la carte des communes classées zones défavorisées, les pouvoirs publics sont loin d’imaginer l’ampleur que va prendre, en quelques jours, la mobilisation. La crainte des agriculteurs de voir réduire considérablement le nombre de communes éligibles à certaines aides européennes est pourtant bien réelle. Ainsi dès le lendemain, c’est entre 120 et 140 tracteurs qui convergent sur l’A64 et l’A68 vers le périphérique toulousain. Dix jours de blocages permanents, dans le Tarn-et-Garonne, ou ponctuels, dans le Gers, à Toulouse ou dans le Lauragais, vont finir par faire céder le gouvernement. Près de 800 des 1100 communes qui devaient sortir de la carte devraient finalement y rester. Reste que l’on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. Passé l’émoi suscité par le désarroi des agriculteurs, place désormais à l’évaluation des dégâts occasionnés par les manifestations. Pour la Direction des routes du Sud-Ouest, la facture s’élève à 600 000 euros sur l’A64. Le département de la Haute-Garonne communique quant à lui sur une ardoise de 500 000 euros. Soit plus d’un million d’euros au total. Quant à Vinci Autoroutes, qui n’a pas encore révélé le montant des dégradations au moment où l’on met sous presse, elle se réserve le droit de porter plainte contre les organisations syndicales agricoles…

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