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ALLEZ-Y QUAND MÊME

Sept raisons de finir l’hiver sur la côte catalane même s’il fait trop froid pour se baigner

PAR Sébastien VAISSIERE
Temps de lecture 4 min

Avant que l’été n’épande sur la cote catalane son lot coutumier de Toulousains gougnafiers, d’emboucaneurs camping-caristes, de maillots de Neymar et de Picards ivres, il est encore possible de couler sur place quelques jours heureux. On y profitera de panoramas ravissants, du sucre anisé des Rousquilles, de l’huile embaumée des anchois, et de cette spécialité locale divine, gratuite, inépuisable et impossible à ramener chez soi : la lumière.

Pour les ruelles de sable

Le quartier du Racou est composé de trois rangées de maisonnettes posées à même la plage, là où les derniers contreforts des Albères plongent dans la Méditerranée. Trois ruelles de sable sur lesquelles veillent quelques propriétaires cultivant un état d’esprit quasi insulaire cousu de catalinité exacerbée, de baignades à l’aube et d’apéros sans fin. On est à la frontière nord de la côte Vermeille, là où la ligne plate des plages du tourisme de masse s’efface au profit des criques et des anses des estivants aisés. Le site idéal pour se sentir ailleurs.
Le Racou à Argelès-sur-Mer

 

Pour La Fayette
Du 20 au 22 avril, le port de Port-Vendres accueille l’Hermione, la célèbre réplique de la frégate sur laquelle La Fayette embarqua en 1780 pour rejoindre les Américains insurgés. Ce vaisseau extraordinaire, qui fraie pour la première fois en Méditerranée, a été conçu à l’identique à Rochefort, entre 1997 et 2014. 2000 chênes ont été nécessaires pour bâtir la coque défendue par 27 canons. Son passage sur la côte catalane est l’événement maritime de cette années 2018 en Méditerranée. Immanquable.
Du 27 mars au 2 avril à Sète et du 20 au 22 avril à Port-Vendres

 

 

Pour l’esprit Roque
Impossible de quitter la côte Vermeille sans s’arrêter à Collioure pour goûter au panorama, se souvenir des peintres fauves et acheter des bocaux d’anchois. Pour ces derniers, il convient de se rendre à la maison Roque, spécialiste historique de la salaison maritime colliourenque, où les conserves sont toutes élaborées sur place et à la main.
17 route d’Argelès à Collioure

 

 

Pour Job
Né au début de la IIe République de l’association du boulanger perpignanais Jean Bardou et du représentant de commerce toulousain Jacques-Zacharie Pauilhac, le papier à cigarette JOB a assuré la fortune de ses créateurs. Témoin de cette richesse, le magnifique hôtel particulier art-déco bâti par Jules Pams, beau-fils de Pierre Bardou (fils de), sous la grande verrière de l’ancien atelier de fabrication familial.
Rue Émile-Zola à Perpignan

 

Pour la dynamite

Le site classé de l’anse de Paulilles doit son état de préservation absolu à la présence d’une usine de dynamite qui en a longtemps interdit l’accès au public et aux promoteurs. Désormais, l’usine est un centre d’interprétation, et ses petites plages sont accessibles à pied. On y est délicieusement coincé entre les vignes et l’eau, dans les pins, les chêne-liège et les tamaris, à l’abri des regards et du temps. Le tout baigne les soirs de printemps dans une lumière transparente et dorée à l’or fin.

RD 914 Port-Vendres

 

Pour Soutine
Le musée d’art moderne de Céret est célèbre pour ses coupelles de Picasso aux motifs tauromachiques, tout autant que pour ses Tàpies, ses Miró, ses Matisse et ses Chagall. On y admire surtout quelques Soutine représentant des vues de Céret typiques de son style torturé et convulsif. Voir un Soutine à Céret est donc un plaisir cohérent. Comme écouter du Piaf à Paris ou voir un Woody Allen dans un cinéma de Manhattan.
8 rue du Maréchal-Joffre à Céret

 

Pour les rousquilles
Il se raconte tout un tas de choses à propos des rousquilles de Guy Touron. On dit qu’il prépare lui-même la pâte le matin avant l’arrivée des employés, pour ne pas divulguer la recette enfermée dans un coffre-fort. Ce qui est certain, c’est que son interprétation de cette spécialité catalane de biscuits à l’anis n’a pas d’équivalent. Une seule bouchée de ce délice absolu mérite de quitter le bord de mer pour gagner Arles-sur-Tech, le village du Haut-Vallespir où la famille Touron pâtisse depuis 1850.
6 placette Availl à Arles-sur-Tech

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