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ENQUÊTE

L’inattendu Monsieur Méric

PAR Jean COUDERC | Photographie de Matthieu SARTRE
Temps de lecture 15 min

Inconnu du grand public lors de son accession à la présidence du Conseil départemental il y a trois ans, Georges Méric s’est depuis illustré par ses mesures en faveur de la mixité dans les collèges et ses prises de position pour la défense de l’aéroport ou le revenu de base. À la mi-mandat, Boudu a cherché à savoir qui est vraiment l’homme de Nailloux, resté longtemps dans l’ombre de son prédécesseur Pierre Izard. Lui que ses collaborateurs appelaient encore « Jojo » lors de son accession au perchoir, et à qui ils donnent désormais du « Monsieur le président », entend faire de son passage au Département autre chose que le mandat de transition attendu. Il trace désormais son sillon, la République en bandoulière, avec l’obsession d’être fidèle à ses convictions et l’ambition de marquer l’institution de son empreinte.

Il n’est jamais facile de succéder à un monument. Lorsque Pierre Izard rend public, en novembre 2014, sa décision de ne pas briguer un 9e mandat de président du Conseil départemental, se pose la question de sa succession. Qui pour le remplacer ? Les candidats ne se bousculent pas au portillon. Il faut dire que le contexte politique du moment n’incite alors pas à l’optimisme dans les rangs du Parti socialiste.

L’équipe municipale de Nailloux pour le 2ème mandat de Georges Méric, mars 1989

Sébastien Vincini, son premier secrétaire en Haute-Garonne, se souvient du fiasco prédit par La Dépêche du Midi en Une, un mois avant le scrutin : « 1 canton sur 27 !, s’exclame-t-il encore. Même si nos prédictions étaient moins catastrophiques, on ne fanfaronnait pas. Du coup, pas de guerre d’égos ». Mais alors que tout le monde, rue Lancefoc, craignant une déculottée, ne voit pas plus loin que le premier tour, à Nailloux, une petite cellule prépare l’avènement de Georges Méric. Excès d’optimisme de la part du premier édile local ? Disons plutôt que l’homme déteste être pris au dépourvu : « Avec Méric, on ne réagit pas, on anticipe, on prépare, explique Sébastien Vincini. C’est toujours comme ça ». Difficile, dès lors, de croire que son accession au perchoir de l’assemblée départementale n’a pas été préparée de longue date. D’autant que l’histoire de Georges Méric avec l’institution ne date pas d’hier.…

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