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DANSE

Pierre Rigal, le plaisir du geste

PAR Sébastien VAISSIERE | Photographie de Matthieu SARTRE
Temps de lecture 6 min

Pierre Rigal aime le mouvement. Et ce goût lui permet d’explorer sans distinction une reprise de volée de Marius Trésor et le salut d’une danseuse de ballet. Une étrangeté parmi d’autres chez cet artiste toulousain à part, venu à la danse par le 400m haies, les mathématiques, les sciences économiques,
le clip, le doc et le cinéma, et qui s’est imposé en 15 ans comme un des chorégraphes les plus en vue
du pays. Il nous a reçus à Saint-Cyprien dans un grand manteau et dans les locaux de sa compagnie, une ancienne fabrique de cercueils reconvertie en studio de danse.

On dit des marchands de chaussures qu’ils jugent les gens à leurs godasses.  Les chorégraphes jaugent-ils leurs semblables en fonction de leur façon de se mouvoir dans l’espace ? 

On évalue toujours les autres en observant leurs mouvements. La plupart du temps, on le fait inconsciemment. Les chorégraphes, eux, sont conscients. C’est la seule différence. Et ça explique pourquoi la danse contemporaine peut intéresser tout le monde.

On l’accuse pourtant d’être élitiste…

La danse contemporaine n’est jamais véritablement finie. Rien, en elle, n’est acquis, parce qu’elle implique une forme perpétuelle de recherche. Elle fait toujours appel à la participation de celui qui regarde. Elle exige de lui un abandon et un travail d’interprétation. C’est pour cela que beaucoup de gens trouvent ça chiant, élitiste et prise de tête. Mais dans la danse comme dans la vie, on ne fait de belles découvertes qu’en sachant s’abandonner. Et en définitive, ce n’est pas si difficile qu’on le croit.

Que découvre-t-on quand on s’y abandonne ?

En examinant le mouvement et le corps, on réfléchit à toutes les questions de société. Travailler la danse contemporaine, c’est poser des questions de rapports humains et politiques globaux. Notre perception de la forme du corps, par exemple, en dit long sur notre psychologie, notre rapport à l’alimentation, à la santé et même à l’agriculture. Le corps, et la danse, de fait, sont au cœur des préoccupations de la société.   

Est-ce parce que la danse en dit aussi long…

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