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REPORTAGE

Radio-nostalgie chez les radioamateurs

PAR Julie GUÉRINEAU | Photographie de Matthieu SARTRE
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À l’heure où une fraction de seconde suffit pour entrer en communication avec n’importe quel Terrien, les radioamateurs continuent d’expédier des messages radio sans véritable objet ni destinataire précis, pour la beauté du geste et par goût du défi technique. Fous d’électronique et de voyages immobiles, ils sont 450 en Haute-Garonne à partager la passion des ondes, et à tout faire pour transmettre ce virus vintage aux générations du smartphone et des messageries instantanées.

C’est un pavillon ordinaire dans un lotissement vieillissant, en lisière de Colomiers. Seule la haute antenne plantée au bord du terrain le distingue de ses voisins. Au pied du géant de métal fait de pièces de récup et de satellites déclassés, Jean-Claude Paillaugue, ancien ingénieur en télécommunications s’est aménagé un atelier tout en longueur d’à peine quelques mètres carrés. Un « véritable petit laboratoire d’électronique » avec ses deux établis, son ordinateur, son microscope, ses émetteurs et ses micros. Au mur, des dizaines de casiers contenant des milliers de composants. Et, logée contre le dernier pan de cloison encore disponible, une étagère lestée d’appareils électroniques récupérés chez Thalès « quand les gestionnaires étaient moins regardants sur le déclassement des outils ».

Jean-Claude Paillaugue, alias F5BUU, n’est ni espion ni détective privé. Comme Youri Gagarine, Albert de Monaco, James Stewart, Thomas Pesquet ou Marlon Brando, comme 450 Haut-Garonnais, 14 500 Français et plus de 3 millions de passionnés dans le monde, Jean-Claude Paillaugue est radioamateur.

On se tutoie sans se connaître. On est amis d’entrée parce qu’on a la même tare.

Mal connus du grand public et souvent confondus – à leur grand dam – avec les cibistes ou les fans de radios libres, les radioamateurs, tous titulaires d’un certificat délivré par l’Agence nationale des fréquences, envoient et chassent les ondes avec des appareils souvent faits-maison. Ils font rebondir leurs messages sur certaines couches de l’atmosphère, les nuages d’orage, la Lune, les comètes, les satellites ou les avions…

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