retour haut de page

RÉCIT

Le Rachdingue à la folie

PAR Charles MATHIEU-DESSAY et Fabien PALEM
Temps de lecture 7 min

À la fin de l’été, ç’en sera peut-être fini du Rachdingue, ce club de Vilajuïga, à 25 km de Cadaqués, cultissime pour les Toulousains qui venaient s’y encanailler dans les années 70, 80 et 90.  Un lieu fou et libre, décoré par Dalí et créé en 68 sous le patronage du romancier toulousain Henri François-Rey, star oubliée des Toulousains… et de la littérature française.

Le Rachdingue, club perdu au milieu des vignes de grenache et de macabeu, est connu des moins de 40 ans comme une discothèque ayant vu passer les meilleurs DJ du monde. Pour les plus anciens, elle reste l’antre de la culture underground et du surréalisme. Mieux vaut connaître les lieux pour ne pas rater l’embranchement qui y mène, au kilomètre 9 de la GI-610 qui relie Roses à Vilajuïga. Ce club catalan mythique, dont l’évocation suffit à mettre les larmes aux yeux des Toulousains qui avaient 20 ans dans les années 1970 et 1980, se trouve depuis 50 ans au bout du même chemin de terre tortueux et chaotique.

Henry-François Rey, physiquement, on aurait dit un rocher sur lequel la foudre avait frappé plusieurs fois. Un Keith Richards en pire.

Pour comprendre l’importance du lieu dans les années 1960, il suffit de mentionner son nom à un témoin de l’époque, comme l’antiquaire biterrois Dominique Gayraud. S’il exerçait son métier d’antiquaire l’hiver, ce dernier prenait ses quartiers d’été dans ce village de l’Alt Empordà, où il  tenait un bistrot. « Quand je fermais, vers trois heures du matin, on allait au Rachdingue. Un lieu inoubliable pour les gens qui ont connu Cadaqués à cette époque. C’était une des premières boîtes à ciel ouvert de la côte. La vie était facile à la fin des années 1960. Il y avait la libération de la femme, la pilule et le Rachdingue.  Ces trois éléments allaient…

Achetez le magazine en pdf ou en papier pour lire la suite
Lire la suite

Partagez

  • Éditions trente&un

    32 rue Pierre-Paul-Riquet

    31000 Toulouse

    France

  • ABONNEMENT ET DIFFUSION

    abonnement@editions31.com

  • Rédaction

    redaction@editions31.com

     

  • Commercial

    Nadia KHARBAJOU
    Responsable régie publicitaire
    nadia@laboikos.com
    06 51 65 37 11

    Gaelle KREMER
    Commerciale
    gaelle.kremer@laboikos.com
    06 20 03 13 58

     

Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.