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DÉBAT

Théâtre : de l’audace au Sorano et à la Cité

PAR Sébastien VAISSIERE | Photographie de Matthieu SARTRE
Temps de lecture 6 min

Au printemps, les présentations au public des saisons du Théâtre de la Cité (centre dramatique national, ex-TNT) et du Sorano (conventionné par la Ville) ont montré d’étonnantes similitudes : même envie de faire « vite et bien », même goût pour la débrouille, et même appel à « l’audace du spectateur dans ses choix ». En ce mois de septembre, temps des agendas vierges et des prises d’abonnement, Boudu a donc réuni Sébastien Bournac, directeur du Sorano depuis 2016, et Stéphane Gil, nouveau directeur délégué du Théâtre de la Cité auprès du metteur en scène Galin Stoev, pour humer le vent nouveau ventilé sur le théâtre toulousain par ces directions exaltées et quadragénaires.

Lors de vos présentations de saison respectives, vous avez tous deux encouragé les spectateurs à être audacieux dans leurs choix. À quoi bon ?

Stéphane Gil : Quand on est spectateur, il faut savoir se placer dans des situations d’observation, d’approche ou de découpage différentes de ce qu’on connaît. Se placer face à des choses qui nous fragilisent pour, ensuite, ouvrir le débat. Le théâtre est plus intéressant quand il interroge, bouscule voire déplaît, parce qu’ainsi il ouvre la conversation. Quand il est lisse, poli et convenu, on est dans le divertissement, et je ne crois pas que ce soit ce qu’on demande à des maisons comme les nôtres.

Sébastien Bournac : Cela correspond aux aspirations des publics d’aujourd’hui. Ils ont envie de croiser d’autres sensibilités, d’autres points de vue que les leurs. Ils cherchent d’autres schémas de vie et de société. De leur côté, les artistes ouvrent des pistes de réflexion, de rêverie et d’imaginaire. C’est à cela qu’il faut accorder la place la plus belle et la plus grande dans un théâtre. Et puis surtout, il faut laisser les spectateurs circuler d’un théâtre à un autre et se frotter à des propositions différentes. Aujourd’hui, rares sont ceux qui fréquentent un seul théâtre. Les publics du Sorano sont ceux du Théâtre de la Cité, du Théâtre Garonne et d’ailleurs.

S.G. : On est tous de moins en moins fidèles, et dans tous les secteurs ! Cela présente…

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Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.