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REPORTAGE

Tiny house : Chérie, j’ai rétréci la maison

PAR Julie GUÉRINEAU | Photographie de Matthieu SARTRE
Temps de lecture 6 min

À l’heure où le statut social se mesure encore à la taille de sa maison, ils sont quelques uns à s’affranchir de ces conventions et à s’installer dans des tiny houses, ou « minuscules maisons ». Près de Toulouse, la famille Gallepe a lâché son grand pavillon pour emménager dans un 20m2 monté sur essieux. Où comment une mini maison a permis à une famille de voir la vie en plus grand.

Aux yeux de la société, ils avaient tout pour être heureux. La trentaine, un bon boulot, un gros 4×4 et un pavillon, quoiqu’en location. L’avenir, radieux, promettait une maison plus spacieuse, un chien, un deuxième enfant, un monospace et un crédit sur 30 ans. Mais voilà que sous les yeux ébahis de leurs proches, ils ont tout envoyé balader.

En novembre dernier, après 2 ans de réflexion et 3 mois de construction, Magali Gallepe, son mari Laurent et le jeune fils de ce dernier ont plaqué leur maison en dur – 120m2, trois chambres, un garage, dans un lotissement propret – pour emménager dans une tiny house. Une minuscule maison de 20m2 et 3,5 tonnes, montée sur une structure de 7 mètres de long. Certains promènent leur vie dans une valise, eux ont opté pour une remorque.

Encore marginal en France, le phénomène de ces maisonnettes sur roues prend de l’ampleur aux États-Unis où, consécration ultime, elles ont même leurs propres shows télé. On s’y installe pour mener une vie nomade, passer ses vacances au bord d’un lac, ou échapper à la rue après un coup dur ou un ouragan.

Magali et Laurent, eux, y ont vu une façon de se libérer d’un quotidien pesant. « On part travailler à 7 heures, on revient à 19 heures. Et sur le peu de temps libre qu’il restait après le ménage, la lessive et le repassage, comme on vivait dans un lotissement et qu’il fallait…

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Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.