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RENCONTRE

Vincent Bounes. Soins intensifs

PAR Julie GUÉRINEAU | Photographie de Matthieu SARTRE
Temps de lecture 5 min

Il a beau s’en défendre, sa vie n’a rien d’ordinaire. Patron du Samu 31 et spécialiste respecté de la médecine de catastrophe, Vincent Bounes continue en parallèle de vivre et de s’impliquer dans le domaine viticole familial situé à Lagrave, près de Gaillac. Pour Boudu, il a tombé la blouse et accepté de nous accueillir chez lui, au milieu des vignes. On y a récolté en même temps qu’un seau de grappes, quelques impressions sur ce personnage à la fois simple, complexe et étonnant.   

C’est un petit hameau tricentenaire entouré de vignes et de coteaux. Quelques brebis, un âne, des chiots. Il est huit heures et dans les rangs de gamay, les vendangeurs du domaine des Guiraudets commencent leur dernière matinée de travail, bientôt rejoints par l’un des fils du maître des lieux. Un quadragénaire robuste aux cheveux en bataille et aux solides mains de paysan. Son short taché et son t-shirt mauve floqué d’un « je boirai du lait le jour où les vaches mangeront du raisin » contrastent avec la blouse blanche avec laquelle on le voit dans les médias depuis qu’il a pris la tête du Samu 31. « Bienvenue dans la deuxième partie de ma vie schizophrénique ! », lance-t-il dans un grand sourire. Un baiser à ses filles, et Vincent Bounes enfourche un petit tracteur qui tousse pour rejoindre les vignes.

De mi-septembre à mi-octobre, ses équipes le savent, le patron du plus vieux Samu de France – 50 ans pour le Samu, et 43 ans pour lui – est un peu moins disponible :  « Pendant les vendanges, je pense vigne, je dors vigne, je rêve vigne ». « Il exagère, tempère son père, Alain. Il passe son temps au téléphone avec ses équipes. Il faut le voir remplir les cuves d’une main et leur répondre de l’autre. »

Un peu vexé de ne pas avoir pu vendanger la veille, Vincent Bounes a bien l’intention de se rattraper. Et comme, de toute manière, il n’a pas vraiment l’habitude de…

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Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.