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ENQUÊTE

L’épopée Figeac

PAR Julie GUÉRINEAU
Temps de lecture 5 min

Petit bassin industriel réduit à néant pendant la Seconde guerre mondiale, Figeac semblait condamnée à disparaître. Jusqu’à ce qu’à la fin des années 1970, quelques élus visionnaires et chefs d’entreprises habités par un patriotisme économique avant l’heure décident de changer le cours de l’histoire.

Quand nous sommes arrivés aux affaires en 1977, Figeac était encore une ville très rurale », se souvient Jean-Claude Lugan, d’abord adjoint à la culture puis chargé des affaires économiques au sein de l’équipe municipale de Martin Malvy. « Il y avait encore des foires aux bestiaux et une population d’agriculteurs très importante. » À l’époque, la ville ne dispose d’aucune zone d’activités, d’artisanat ou de commerce. Et l’usine Ratier, fleuron industriel qui produit des hélices d’avion depuis 1918, frôle la faillite.

Alors la nouvelle équipe municipale s’est faite élire sur un programme axé sur le développement du tissu économique local et la création d’infrastructures. L’une de ses premières mesures est notamment de créer, au milieu des années 1980, une première zone artisanale. La zone de l’Aiguille. Certains Figeacois, qui auraient préféré que ces terrains restent agricoles renâclent. « Mais soit Figeac se recroquevillait sur elle-même, soit elle se développait. Nous avons choisi de nous développer », tranche Martin Malvy.

C’est une erreur de croire que l’on peut faire tout seul. On peut initier des politiques, mais il faut un entourage, des collaborateurs, et des interlocuteurs industriels. 

Dans le même temps, grâce, notamment, à l’essor de l’aéronautique, l’économie locale commence à retrouver des couleurs. Au sein du bassin d’emploi qui va de Rodez à Brive, près de 200 entreprises actives dans la mécanique et l’aéronautique montent en puissance. Situé juste au milieu de cet axe, Ratier-Figeac retrouve lui aussi des forces. L’entreprise, reprise par le groupe Lucher…

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