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LE FAIT

Primark lève le rideau

PAR Julie GUÉRINEAU | Photographie de Matthieu SARTRE
Temps de lecture 3 min

Après cinq ans d’attente et de multiples reports, l’enseigne irlandaise Primark a ouvert son nouveau magasin toulousain mi octobre. De quoi réjouir les fans et mobiliser les associations qui militent en faveur
de plus d’éthique dans le prêt-à-porter.

Cétait devenu l’Arlésienne à la toulousaine. Cinq ans après l’annonce de son arrivée, près de 40 millions d’euros d’investissements dans l’achat et la restauration de l’ancien bâtiment des Galeries Lafayette Maison, et un nombre incalculable de reports de son ouverture en raison d’un chantier chaotique, l’enseigne de vêtements lowcost Primark a finalement ouvert son vaisseau amiral français à Toulouse le mois dernier.
De quoi réjouir les fans de la marque britannique, qui inaugure là son premier magasin du Sud-Ouest, et son tout premier espace en France à être implanté en centre-ville. Ils sont plus de 2600 à s’être rués dans le magasin dès la première heure d’ouverture pour s’élancer à l’assaut de ses 7 500m2 d’espace de vente, 99 cabines d’essayage et 87 caisses. Et au vu du nombre de passants lestés de sacs Primark pleins à craquer qui circulent en ville, le phénomène semble se confirmer.
Mais cette ouverture ne fait pas que des heureux. En plus d’une frange de la population qui s’interroge sur la pertinence d’un modèle qui incite à la sur-consommation en période d’inquiétude environnementale, plusieurs associations ont manifesté pour dénoncer le coût social de ces vêtements à bas-coût. Primark figurait en effet dans les entreprises impliquées dans l’effondrement meurtrier du Rana Plaza, et est poursuivie aux Prud’hommes par plusieurs de ses salariés français qui dénoncent leurs conditions de travail.

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Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.