Interview

Histoire : Toulouse, l’ultra-violette

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le 5 décembre 2018 Temps de lecture : 3 min.
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Tous les mois, la blogueuse Marine Gasc vulgarise l’histoire de Toulouse à travers des anecdotes croustillantes.

Entre les bonbons, la couleur des maillots de foot et l’emblème des Jeux floraux, il n’y a pas de doute, la violette est bien le symbole toulousain par excellence ! Dès l’Antiquité, on cultive la violette pour son parfum dans différentes régions de France, ainsi qu’en Italie, ou en Hongrie. Au Moyen-Âge, des fleurs violettes poussent dans les prairies toulousaines, mais il ne s’agit pas encore de la violette de Toulouse, qui est en fait originaire du Piémont, en Italie.

Selon la légende, un peu avant la moitié du XIXe siècle, un soldat de Napoléon III engagé dans la campagne d’Italie, rapporte une violette de Parme à sa bien-aimée qui vit à Saint-Jory. La jeune fille, charmée par le geste, décide de faire des boutures de cette fleur puis en plante partout au nord de la ville. Par la suite, les producteurs décident d’en faire commerce et se mettent à cultiver dans de nombreux champs les fleurs qu’ils vendent sur les marchés de la ville. En 1908, une coopérative est créée : « la coopérative de violettes et d’oignons ». Elle regroupe des centaines de producteurs qui produisent sur près de 20 hectares plus de 
600 000 bouquets par an. Mais durant la guerre, les récoltes diminuent suite à une dégénérescence de la plante, et les hivers glacés de 1947 puis 1956 font quasiment disparaître la culture. C’est au début des années 1980 qu’un homme, Adrien Roucolle, décide de sauver la violette et en relance la culture pour éviter son extinction totale. En 2003, la commune de Toulouse prend le relais de l’association Terre de Violettes et organise la Fête de la Violette.

Retrouvez Marine Gasc sur son blog Raconte-moi l’Histoire.

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