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REPORTAGE

Jeunes pousses

PAR Julie GUÉRINEAU | Photographie de Matthieu SARTRE
Temps de lecture 8 min

Puisqu’il paraît que l’agriculture, c’est le nouveau cool, Boudu est allé voir au lycée agricole de Carcassonne ce qu’en pensent les jeunes qui s’y destinent, et les enseignants qui les forment. On en a profité pour essayer de comprendre qui ils sont, ce dont ils rêvent, et si leurs aspirations et celles de leurs profs ont évolué en même temps que l’image de leur métier. Rencontre avec des jeunes qui ont choisi la terre par passion ou par défaut, qui veulent repenser leur métier ou l’abandonner, et des enseignants tantôt audacieux tantôt découragés.

En ce matin frisquet d’octobre, le groupe d’ados attendu par Thierry Dumas passe en badinant devant le bâtiment austère du lycée, longe à pied les serres horticoles et s’engage sur un chemin à travers les vignes. Ici, pour rejoindre son premier cours de la journée, pas d’interminables couloirs au lino fatigué. Tout au bout du ruban de terre, avec une vue imprenable sur la cité médiévale de Carcassonne, se dresse le chai du lycée, rénové de frais. C’est là, face à un tableau numérique dernier cri, au-dessus de la cave, et à côté du magasin qui vendra bientôt la production maison, que les 13 élèves en terminale de bac pro viticole du lycée Charlemagne vont commencer leur journée.

La moitié d’entre eux n’a aucun parent dans l’agriculture. Une petite révolution puisqu’il y a 25 ans, 90 % des élèves en filières viticoles étaient issus de familles d’agriculteurs et destinés à reprendre l’exploitation familiale. Aujourd’hui, on se lance dans la viticulture non plus par obligation ou tradition, mais par passion. Dans cette classe de terminale, la plupart des néophytes sont arrivés ici attirés par l’amour du vin et son image d’ambassadeur de l’excellence à la française. Comme Gabin, 18 ans, « épicurien et passionné d’Histoire », qui se destine à l’œnologie parce qu’il voit dans le vin « le meilleur moyen de marier ces deux passions », et reconnaît s’être « lancé sans avoir la moindre idée de ce qu’était le milieu agricole ». Ou Jammy, 17 ans, qui se voit déjà…

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Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.