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ALLEZ-Y QUAND MÊME

Sept raisons d’aller dans le Gers quand on n’aime pas le canard

PAR Julie GUÉRINEAU
Temps de lecture 5 min

Oui, le Gers est le pays du canard. Oui, le canard, c’est bon. Oui, le magret rôti y est né à une époque où on ne savait le consommer que confit. Et oui, on pourrait se damner pour des demoiselles au feu de bois. Mais croyez-le ou non, certains restent insensibles aux charmes de ces délicieux volatiles. Pour eux Boudu a sélectionné 7 raisons d’aller dans le Gers quand on n’aime pas le canard.

 

Pour débusquer des trésors

On connaît surtout Lectoure pour la teinte de bleu à laquelle la ville a donné son nom. Mais le village cache d’autres trésors. Son très bel ancien hôpital a été reconverti en village de brocanteurs. Des coursives à l’ancienne chapelle, toutes les pièces regorgent de vieux draps, de bidules étranges et de précieuses antiquités.
Le village tout entier, posé sur un éperon rocheux et doté de petits cafés agréables, vaut
à lui seul le déplacement.

Le Village des Brocanteurs, Château des Comtes d’Armagnac, 32700 Lectoure.
Ouvert tous les jours de 10h à 18h en hiver.

 

Pour changer des escalators

 

Arriver au sommet de l’escalier monumental d’Auch quand on a pris l’habitude des escalators du métro toulousain, c’est un peu comme courir un marathon en fumant un paquet de Gauloises. Mais ses 374 marches ponctuées de quatre terrasses tout juste restaurées offrent une vue imprenable sur les Pyrénées. Elles mènent aussi à la haute ville et ses pousterles, ruelles médiévales en pente qui serpentent à travers le centre ancien. Si vos jambes suivent toujours, jetez un œil à la cathédrale Sainte-Marie.
Croyez-en Napoléon, « elle est de ces cathédrales qui devraient pouvoir être mises dans des musées ».

Escalier monumental, Auch

 

Pour se réfugier dans un cocon médiéval

Classé parmi les Plus Beaux villages de France et les Grands Site d’Occitanie, Larresseingle pourrait effrayer les plus agoraphobes d’entre vous. Mais l’hiver est justement l’occasion rêvée de visiter ce tout petit village fortifié circulaire sans le désagrément de la foule. Ça tombe bien, les échoppes et maisons aux petits jardins appuyées le long des hauts remparts dégagent un charme d’autant plus spécial dans la lumière froide de l’hiver.

32100 Larresseingle

 

 

Pour les grands maîtres et les bigoudaines

Qui a dit que dans le Gers, on ne connaissait que la culture du maïs ? Sûrement un imbécile qui n’a jamais visité l’abbaye de Flaran. Fondée en 1151, cette abbaye cistercienne abrite notamment la très belle collection Simonow et ses 300 œuvres d’artistes majeurs du XVIe au xXXIe siècle : Rodin, Cézanne, Monet, Dali… À voir aussi jusqu’au 17 mars, une exposition du travail de Michel Thersiquel qui a photographié avec empathie et humour le quotidien des Bretons des années 60 à sa mort en 2007.

Abbaye de Flaran, 32310 Valence-sur-Baïse

 

 

Pour le feu de l’Armagnac

Le Gers est aussi une terre de vignes. Jusqu’en janvier, dans le cadre des Flammes de l’Armagnac, des fêtes sont organisées pour fêter la fin des vendanges, et de nombreux chais ouvrent leurs portes pour des visites arrosées
de dégustations. De quoi se réchauffer (mais avec modération…).

Château de Cassaigne, 32100 Cassaigne

 

Pour le croustillant du pastis

Dans le Gers, le pastis ne se boit pas, il se mange. Cette pâtisserie gasconne est un assemblage de cercles détaillés dans une pâte très fine étirée jusqu’à obtenir un voile si fin qu’on pourrait « y lire le journal au travers ». Et qui, une fois garnie de pommes macérées dans l’Armagnac, devient d’un croustillant à se damner…

Les délices d’Aliénor, Parking de la piscine, Au Pont, 32200 Gimont

 

 

 

Pour l’art précolombien

Alors oui, on triche un peu, le musée des Jacobins se refait une beauté et ne rouvrira qu’au printemps. Mais ne pas le mettre dans la sélection aurait été pécher. L’ancien cloître abrite, entre autres merveilles historiques, la 2e collection précolombienne de France après celle du Quai Branly.

Musée des Jacobins, 4 place Louis Blanc, Auch

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Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.