Interview

Chambre avec vie

Rédaction : ,
le 6 février 2019 Temps de lecture : 3 min.
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Comment interpréter le trou façon terrier d’Alice au pays des merveilles trônant au milieu du lit de Galin Stoev ?

Que se cache-t-il derrière la porte d’une chambre d’adolescent ? À la Fondation Espace Écureuil, Sylvie Corroler-Talairach invite huit personnalités du milieu culturel toulousain à mettre en scène leur chambre réelle ou fantasmée. À la semonce « Va dans ta chambre ! », répond ainsi une prompte fuite vers un îlot d’identité propre dans l’océan Ikea gris taupe parental. Tantôt cabinets de curiosité, tantôt temples de la pop-culture, ces pièces habitées par personne mais vitalisées par l’esprit de leurs créateurs éveillent de nombreuses réactions. Surprise : « Je n’avais jamais vu de tapisserie pareille ». Envie : « Tiens, il est pas mal le poster de Deadpool chez Jules Posas ». Consternation : « Qu’est-ce que ça fait vide l’espace de Pauline Hisbacq ! ». Parfois surgissent des questions : comment interpréter le trou façon terrier d’Alice au pays des merveilles trônant au milieu du lit de Galin Stoev ? Au détour d’un couloir, la plage pastelisée de Jérôme Carrié s’offre au regard. Un homme y lit à haute voix Métamorphoses de l’amour de Grimaldi. Dans la cave, le cube blanc de Karine Mathieu intrigue. Une fois la porte fermée, la lumière s’éteint et une mélodie complexe retentit. Dès qu’un importun actionne la poignée, tout s’arrête. L’artiste nous signifie, peut-être, que l’adolescence est un monde transitoire. À moins qu’elle suggère de ne jamais entrer sans s’annoncer dans une chambre d’ado…

 

Exposition Va dans ta chambre ! jusqu’au 27 avril 2019 à la Fondation Espace Écureuil

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