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ALLEZ-Y QUAND MÊME

Sept raisons d’aller à Copenhague même si on n’aime pas les gens heureux

PAR Emannuelle LARTIGAU
Temps de lecture 3 min

Bien qu’en hiver la nuit tombe à 15h30 au Danemark, les Danois trustent la première place du World Happiness report, le classement des peuples les plus heureux de la planète. Si comme Houellebecq et le Schtroumpf râleur les gens heureux vous dépriment, voici 7 raisons de vous rendre quand même à Copenhague, patrie du hygge et des Lego.

Pour la ville libre

Attention, chef d’œuvre humano-urbain en péril. Christiania, « ville libre » depuis 1971, est menacée de disparition. Depuis des années, le gouvernement danois veut récupérer ce territoire situé au cœur de sa capitale, où les vendeurs de cannabis tiennent leurs stands sur le marché. L’étau se resserre. Établie par des squatteurs, Christiania s’est construite sur ses propres règles, son conseil et son école, le tout dans des enfilades de maisons originales perdues dans la nature. Un havre de cool où est né le vélo-cargo.

 

Pour les enfants taiseux du musée d’art moderne

À 30 kilomètres au nord de Copenhague, ce musée extraordinaire trône en pleine nature, sur une colline qui surplombe la mer. Autour de son jardin de sculptures, se déploient des pavillons modernes où se dévoilent Picasso, Giacometti, Warhol et leurs contemporains danois. Les enfants ont également droit à leurs salles pour dessiner, faire de la poterie et même créer des sculptures de Lego. Le pire c’est qu’ils font ça en silence ! Le Danemark, c’est magique.

Louisiana, Strandvej 13, à Humlebæk

 

Pour le bien-être à la danoise

Cette sensation au nom imprononçable, cocktail danois à base de convivialité et de bien-être, peut s’approcher en déambulant dans le royaume piéton du Strøget, une des rues commerçantes les plus longues d’Europe, où même les vélos sont interdits. Ou encore dans le quartier artisto-bobo-hipster de Norrebrø à la recherche de bars ou salons de thé, où l’on peut très vite être gagné par le hygge… Un truc qui rend heureux sans que l’on sache trop bien pourquoi.

 

 

Pour l’archi

Copenhague ravira les férus d’archi. Son incroyable patrimoine, qui va du XIIe avec le château de Christianborg, à l’opéra ultramoderne ouvert en 2015 en face du palais royal Amalienborg, en passant par la Bourse et ses dragons, combine romantisme et innovation. À voir également, l’esprit street culture dans le génial Superkilen Park au nord de Norrebrø. La ville regorge également de passerelles, ponts et espaces publics aménagés… L’exploration urbaine s’impose.

 

Pour manger le monde

Connue sous le nom de Copenhagen Street Food, cette ancienne usine de papier qui squatte une île coincée entre l’opéra et Nyhavn,
le vieux port, a été transformée en entrepôt de food trucks. On y mange le monde entier avec tout le monde, le must étant de s’installer avec son plateau, entre mai et septembre, sur une des très longues tables en terrasse, en bordure du fleuve l’Inderhavnen, face au magnifique théâtre contemporain, le Skuespilhuset.

Papiroen, Trangravsvej 14

 

Pour céder à la tentation

La patrie d’Arne Jacobsen, Bodum, ou Bang&Olufsen n’a rien à envier à Stockholm en matière de design. Le shopping à Copenhague peut s’avérer dangereux, voire coûteux : chaises, mugs, ustensiles de cuisine, tech, tout y passe. Pour se contenter de regarder sans y perdre un bras, une visite au musée du Design s’impose. C’est un peu comme aller chez l’Ikea du riche, sans tentation possible, où tout est pratique, beau et utile. Mais en vrai, qui résiste encore au Lego, le vrai, le made in Denmark ?
Designmuseum Danmark, Bredgade 68
Boutique Lego, Vimmelskaftet 37

 

Pour un trip cucul

Mélange de manèges surannés féériques, show laser et montagnes russes, le parc d’attractions Tivoli, accolé à la gare, date de 1843. Ambiance contes d’Andersen garantie. Ouvert la nuit, il prend des allures de Pays des merveilles. Il faut accepter de se laisser aller au cucul la praline, mais c’est bon aussi.

Tivoli, Vesterbrogade 3

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Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.