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FIÈVRE JAUNE

L’Archipel citoyen, démocratie particip’active

PAR Julie GUÉRINEAU | Photographie de Matthieu SARTRE
Temps de lecture 5 min

Avec les gilets jaunes, l’idée d’une plus grande implication du citoyen dans le processus démocratique revient en force. À Toulouse, l’Archipel Citoyen travaille sur le sujet depuis plus d’un an pour présenter la première liste citoyenne participative aux élections municipales de 2020. Un an après avoir assisté à la mise en place de ce mouvement d’un nouveau genre, nous sommes allés voir où ils en étaient. On y a discuté gilets jaunes, démocratie, et choix d’EELV de candidater à la mairie via le mouvement.

Bien avant les gilets jaunes, en janvier 2018, l’Archipel Citoyen faisait déjà le constat d’un « ras-le-bol de la politique politicienne » lors de sa première grande réunion publique. Au cœur de sa réflexion alors encore balbutiante, une obsession : repenser les modes de gouvernance démocratique pour « remettre le citoyen au centre des décisions qui le concernent directement ». Un an plus tard, et en pleine crise des gilets jaunes, le mouvement citoyen reste convaincu que rien ne vaut l’intelligence collective, et que chacun est légitime quand il s’agit de définir les orientations politiques pour sa ville. Et confirme son objectif de conquérir le Capitole en 2020 avec une liste citoyenne et participative. Une grande première à Toulouse.

Il y a un an, l’approche participative de l’Archipel Citoyen suscitait au mieux une curiosité polie, au pire un scepticisme moqueur. Mais depuis, les gilets jaunes sont passés par là et la démocratie participative est sur toutes les lèvres. Un phénomène que l’Archipel Citoyen observe avec beaucoup d’attention. « Avec les gilets jaunes, on se rejoint sur le constat qu’il y a une défiance vis-à-vis de la politique et qu’il faut repenser les modes de gouvernance démocratiques, observe Maxime Le Texier, l’un des porte-paroles tournants de l’Archipel Citoyen. Mais nous ne rejetons pas en bloc tous les élus. Certains font un travail fantastique et mènent des projets de démocratie participative qui ont fait leurs preuves. »

Les gilets jaunes ont déjà remporté un combat fantastique : les citoyens se ré-intéressent à la chose…

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Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.