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CONVERSATION

Philippe Saurel, le mairiedional

PAR Jean COUDERC et Sébastien VAISSIERE | Photographie de Rémi BENOIT
Temps de lecture 14 min

Maintenant que la grande Occitanie est devenue réalité, il faut bien se faire à l’idée que Montpellier fait partie de notre région. Et que son maire, Philippe Saurel, est un personnage public de premier plan au même titre que son homologue toulousain Jean-Luc Moudenc. Sauf que, question caractère, on peut difficilement faire plus opposés.

De loin, la pondération du maire de Toulouse ne semble en effet avoir d’égale que la fougue du successeur de Georges Frêche. Pour le vérifier, Boudu a pris la direction de l’Hérault pour interroger ce personnage pittoresque, populiste pour certains, visionnaire pour d’autres, qui ne craint pas de paraître excessif tant que cela sert la cause de sa ville.

À Toulouse, on a de vous l’image d’un homme toujours prêt à polémiquer. C’est un cliché ?

Les Toulousains ont raison, je suis sulfureux et je l’assume. On n’a pas du tout la même culture.
À Toulouse, c’est très derrière les tentures, un peu chattemite comme disait Molière. Alors que dans le Midi, près de la Méditerranée, c’est plus frontal. Surtout à Montpellier, où Georges Frêche a imprimé cette culture à la ville. Avec lui, il n’y avait pas de round d’observation. Je mesure ma chance de l’avoir côtoyé pendant 15 ans. Cela me donne la capacité
de m’exprimer un peu différemment des autres
maires de grandes villes.

Dans quelles circonstances l’avez-vous rencontré ?

Je lui ai écrit en 1993 pour lui proposer mes services. Quinze jours après il me répondait et me fixait un rendez-vous. Il m’a reçu dans son bureau. C’était très impressionnant. Après l’avoir remercié de m’avoir accordé un peu de son temps et lui avoir réitéré ma proposition de services, je me suis levé et m’apprêtais à partir. L’entretien avait duré 30 secondes ! Je ne sais pas ce qui m’a pris. Georges Frêche me regardait comme un ovni. Puis on a commencé à parler d’archives et on s’est aperçu que l’on parlait le même langage, celui des registres.

Comment est né cet intérêt pour les archives ?

J’ai commencé, à l’âge de 13 ans, à travailler aux archives sur la généalogie des familles de Montpellier et des villages alentour. Sans…

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Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.