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CONVERSATION

Jean-Pierre Bel : l’invité surprise

PAR Jean COUDERC et Sébastien VAISSIERE | Photographie de Rémi BENOIT
Temps de lecture 15 min

Depuis quelques mois, on murmure qu’il pourrait conduire la liste du Parti socialiste, voire d’une union de la gauche, pour les prochaines élections municipales à Toulouse. Pourtant, Jean-Pierre Bel a beau avoir été le premier président de gauche du Sénat, l’ancien maire de Lavelanet ne jouit pas, sur les bords de la Garonne, d’une immense popularité. Pour ne pas être pris en défaut, Boudu est allé à la rencontre de ce spécialiste de l’Amérique latine, amateur de randonnées et de bon vin, qui caresse le rêve de réunir toutes les gauches avant de partir à l’assaut du Capitole.

Êtes-vous candidat à la mairie de Toulouse ?

C’est encore trop tôt pour vous répondre. Mais il est vrai que j’y songe. J’ai d’abord cru que je pourrais me prononcer assez rapidement, avant fin 2018. Et puis je me suis aperçu que ce n’était pas si simple. Je suis sûr de vouloir voir triompher la gauche. La question est de savoir jusqu’où je dois aller pour que cela arrive.

Vous aviez annoncé, à la fin de votre mandat de président du Sénat, renoncer à toute fonction élective. Pourquoi avoir changé d’avis ?

J’avais dit que je passerais à autre chose, et c’est ce que j’ai fait. Sauf qu’il y a Toulouse. Et que Toulouse, pour moi, c’est particulier. Par ailleurs, sans l’avoir vraiment souhaité, mon nom a été avancé pour les élections municipales. J’ai été d’abord un peu étonné puis très rapidement intéressé.

Moi, j’étais plus Che Guevara que Brejnev !

Pourquoi ?

J’ai toujours considéré que cette ville était la mienne. Je n’ai pas passé une semaine de ma vie sans aller à Toulouse. Et quand on est de Toulouse, on s’en souvient et on y revient ! Ce que je voudrais, c’est que cette ville soit en adéquation avec son potentiel.

Racontez-nous votre enfance toulousaine…

J’ai grandi dans la cité d’Empalot, qui venait d’être construite. Je suis donc allé à l’école maternelle rue Achille-Viadieu. Puis j’ai fait ma scolarité dans le quartier…

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Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.