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TROPICAL

Perruches : drôles d’oiseaux

PAR Julie GUÉRINEAU
Temps de lecture 3 min

Depuis 2006, une colonie de perruches à collier a élu domicile au nord du Capitole. Petite touche exotique agréable pour certains, elle pourrait bien être, pour d’autres, un redoutable prédateur pour la faune locale.

Il vous est peut-être arrivé de vous demander si le soleil ne vous avait pas trop tapé sur la tête ou si vous n’aviez pas un peu forcé sur l’apéro en voyant passer devant vous, dans le fracas des boulevards toulousains, une nuée de perruches vert vif. Cette vision n’avait rien d’une hallucination.

Depuis 2006, les volatiles, originaires d’Asie et d’Afrique, ont durablement posé leurs bagages dans la ville rose, où ils se reproduisent et survivent désormais aux périodes les plus froides. « En 2009, 17 individus avaient été recensés. À l’hiver 2017-2018, elles étaient 155 », constate Ghislain Riou, chargé d’études ornithologiques au sein de l’association Nature En Occitanie. Après une progression de la population de près de 30 % par an, leur nombre aurait aujourd’hui tendance à se stabiliser.

Comment sont-elles arrivées là ? Personne ne le sait vraiment. Le phénomène est aussi observé dans de nombreuses villes européennes où, de Bruxelles à Madrid, les populations se comptent désormais en milliers. « Mais la perruche est un oiseau très sédentaire qui ne parcourt pas des centaines de kilomètres, donc la migration d’une ville à l’autre est exclue », estime Ghislain Riou. Parmi les hypothèses les plus probables, celle d’une introduction volontaire ou de spécimens échappés de volières tiennent la corde, « les perruches étant très peu chères à l’achat et très prisées par les particuliers ».

Le soir, au coucher du soleil, les perruches toulousaines se regroupent au sommet des arbres pour dormir et se protéger mutuellement…

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Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.