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INTERVIEW

Fraternité des faubourgs

PAR Jean COUDERC et Sébastien VAISSIERE | Photographie de Rémi BENOIT
Temps de lecture 6 min

Avant de connaître la gloire avec Zebda, les frères Amokrane ont, à la fin des années 1980, dansé sur Nougayork dans les boîtes des Minimes. Adoubés par Claude Nougaro, ils n’en reviennent toujours pas d’avoir côtoyé cette légende dont ils aimaient la façon de monter sur scène comme sur un ring. Il nous a donc suffi de prononcer son nom pour que les yeux s’éclairent, que les anecdotes fusent et que les têtes s’inclinent respectueusement.

Vous vous souvenez de votre première rencontre avec Claude Nougaro ?

Mouss : Comme on habitait les Minimes, le quartier de son enfance, on l’avait déjà croisé sans jamais oser lui parler. La première vraie rencontre, c’était au Bikini en 1993, lors d’une soirée Génération musique organisée par Polygram. Il a été très chaleureux. On a fini la soirée ensemble, en faisant un bœuf. Sur un air de reggae, il s’est mis à faire des vocalises. C’était incroyable ! Avec nous, il y avait Lavilliers et  Khaled, mais le boss, ce soir-là… c’était bien lui !

Hakim : On était spectateurs sur scène. On se disait : Ouah, on chante avec Nougaro ! On venait de glaner une médaille ! C’était impressionnant.

Vous êtes-vous revu par la suite ?

Mouss : Oui, il nous a invité à son festival Garonne. C’était vraiment super. Par la suite, on s’est recroisés dans des studios ou des festivals. On se souvient surtout d’une fois aux Francofolies de La Rochelle, où il nous a fait un sacré honneur.

Nougaro, c’était pas le genre de mec que tu t’amusais à embrouiller.

Lequel ?

Mouss : Il y a, à La Rochelle, un restaurant de fruits de mer où les artistes du festival ont l’habitude de se retrouver. Un soir, on y est allés. Nougaro était installé à une table avec Eddy Mitchell, Henri Salvador et d’autres stars de la chanson. Il aurait pu nous ignorer ou…

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Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.