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INTERVIEW

Maison Nougaro : Nos retrouvailles

PAR Sébastien VAISSIERE | Photographie de Rémi BENOIT
Temps de lecture 7 min

Longtemps arlésienne de l’actualité toulousaine, la Maison Nougaro ouvre enfin ses portes cet été au kilomètre zéro du canal du midi. Une péniche amarrée mais libre, que ses initiateurs Cécile Nougaro et Frédéric Castex ont pensée comme un théâtre de retrouvailles. Un cabaret flottant où, nous promet-on, on dînera à la table du poète en buvant ses paroles.

Cécile, vous êtes arrivée à Toulouse il y a 12 ans. Vous vous sentez Toulousaine, désormais ?

Cécile Nougaro : Je n’oserais pas. Toulouse, c’est la ville de papa, et cela suffit encore à m’impressionner. Je la traverse aujourd’hui comme j’y suis arrivée en 2007 : sur la pointe des pieds. Par respect, d’abord. Ensuite parce que j’ai pu vérifier ce que disait mon père : cette ville rose est aussi une ville rosse… On y prend des coups !

Des coups ?

C.N. : En arrivant, je pensais naïvement que la création de la Maison Nougaro à Toulouse serait une évidence. Mais l’idée de proposer un lieu qui ne soit pas un musée et qui reste fidèle à l’état d’esprit de mon père s’est avérée plus périlleuse que prévu.

Vous le regrettez ?

C.N. : Pas du tout. La Maison telle qu’elle ouvrira au début de l’été (modeste en mètres carrés mais ambitieuse du point de vue de la relation entre le public et l’artiste) est plus proche de l’idéal de départ qu’elle ne l’aurait été sans les embûches que nous avons rencontrées.

Frédéric Castex : Ce qui est en question ici, c’est de participer à la postérité de l’œuvre de Claude Nougaro. Plus le modèle sera pérenne, et plus cette participation sera importante. Or, le projet initial, à la maison éclusière Saint-Pierre, coûtait 700 000 euros par an à la collectivité. Combien de temps aurait-elle pu supporter cette dépense ? Mystère ! La Maison…

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Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.