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PLEIN AIR

Cinéma : étoiles et toiles

PAR Olivier GAU
Temps de lecture 5 min

En été, c’est ciné ! Ce n’est pas la devise de la Cinémathèque de Toulouse mais bel et bien le mot d’ordre des cinéphiles amateurs d’extérieurs en quête d’une nouvelle édition du Cinéma en plein air. Une programmation 2019 qui navigue entre classiques d’hier et d’aujourd’hui que Boudu, l’œil toujours vif et la langue bien pendue, entreprend de défricher pour vous.

Le moins bavard : Les Lumières de la Ville de Charlie Chaplin

Un festival sans Chaplin, c’est comme un pain bagnat sans mayo. Ça se veut light et moderne, mais ça n’a que très peu de saveur. En débutant par City Lights, il y a de la garniture pour tous les goûts. Quatre boules de cuir valsant entre les cordes, les swings jaillissant comme autant d’entrechats dans un ballet burlesque… voici l’une des nombreuses séquences mythiques de ce chef d’œuvre des années 30. Charlot, éternel vagabond, s’éprend d’une jeune inconnue, aveugle et belle, et se fait passer pour un riche philanthrope, jusqu’au jour où elle retrouve la vue. Un sommet ! Du plaisir à l’état pur, entre grands éclats de rire et émotions impossibles à contenir. City Lights, c’est un club sandwich au caviar. // 5 juillet, 22h30

Le plus psychédélique : Barbarella de Roger Vadim

Pour les jeunes qui voudraient toucher de près le psychédélisme des années 60-70, Barbarella est une occasion parfaite de comprendre… le mauvais goût fait main : décors en carton-pâte ou dignes d’un fond d’écran Google, costumes dépareillés à la Paco Rabanne, ersatz de musique d’époque et poupées tueuses tendance Chucky et Annabelle… Quel drôle de monde que celui de la planète Lithion sur laquelle atterrit Barbarella, l’aventurière adaptée de la BD de Jean-Claude Forest. Roger Vadim aimait les blondes, pas particulièrement le cinéma. Dans cette science-fiction légèrement érotique, il fait jouer sa femme, Jane Fonda,…

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Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.