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NÉOS

AVF. Créateur de liens

PAR Margot FOURNIÉ
Temps de lecture 5 min

@claradoineau

Déménager veut souvent dire perdre son ancienne communauté. Le départ s’accompagne alors d’un nouveau lot d’angoisses. Comment réussir à s’intégrer dans une ville différente ? Alors que Toulouse s’apprête à accueillir, cette année encore, des milliers de nouveaux habitants, Boudu est allé voir comment l’association l’accueil des villes françaises (AVF) s’y prenait pour aider les néo Toulousains.

Dans le local de l’AVF toulousain, flotte une odeur de crêpes et de café. à droite de l’entrée, des dames se sont réunies pour l’animation point compté. Les conversations vont bon train. Le matériel de couture envahit la table. L’ambiance est cordiale. On échange volontiers des conseils, des histoires au milieu des rires. Certaines sont Toulousaines, d’autres Midi-pyrénéennes ayant perdu de vu leur entourage suite à de nombreux déplacements. Mais la plupart sont d’anciennes Parisiennes ou des expatriées, venues à la retraite pour se rapprocher de leurs enfants ou pour des raisons professionnelles. Une énergique blonde raconte qu’elle a vécu longtemps à Pékin. Une jeune thaïlandaise apprend à tricoter pendant qu’elle peaufine son français.

Les visites me permettent d’en apprendre plus sur Toulouse. Mais l’objectif reste de rencontrer des gens.

Martine, mince avec de courts cheveux bruns, est concentrée sur ses travaux d’aiguille. Elle a soigneusement placé devant elle plusieurs patchworks colorés. Les motifs géométriques sont complexes. Elle assure qu’avant de rejoindre l’AVF, elle n’aurait pas été capable de réaliser ces ouvrages. C’est une animatrice qui lui a appris à dessiner des patrons sur des feuilles millimétrées. Martine ne se limite pas à un seul atelier. Quand elle le peut, elle va aux auberges espagnoles, au coffee time. « Ce n’est pas réservé aux anglophones. Le but, c’est qu’on parle en anglais », précise-t-elle. « Cette animation, c’est un couple d’adhérents britanniques qui l’organise avec un humour british. On a aussi des conversations…

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Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.