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Bernard Cadène : Figure Libre

PAR Marie HIRTZBERGER | Photographie de Rémi BENOIT
Temps de lecture 8 min

Cadene @remibenoit

Depuis le 1er juin, et jusqu’au 29 septembre, Bernard Cadène expose, au Château de Laréole, 60 ans de création artistique. L’occasion de pousser les portes de l’atelier de cet artiste obsédé depuis toujours par la liberté, et de raviver avec lui quelques souvenirs hauts en couleurs.

« A quoi bon prendre la vie au sérieux puisque de toute façon, nous n’en sortirons pas vivants », peut-on lire sur le plafond de l’atelier de Bernard Cadène. Des dizaines et des dizaines de citations, peintes à la main, ornent les murs. « Certaines sont de moi, d’autres sont des phrases qui me reviennent en mémoire. Ce sont des conneries », sourit-il. On comprend très vite que le peintre chérit sa liberté. « Je suis libre. Je n’ai jamais eu de patron », assène-t-il. Surtout, il a horreur de la routine. « Mes modèles : Miles Davis et Pablo Picasso. Ils ont évolué dans leur carrière artistique et n’ont pas fait tout le temps la même chose », explique-t-il.

Mai 68, c’était plus rigolo que les Gilets jaunes.

Au Château de Laréole, Bernard Cadène expose ses 60 ans d’évolution artistique. « L’expo rassemble mes premières créations à 14 ans, jusqu’à celles d’aujourd’hui, à 76 ans. Ça commence à sentir le sapin », s’amuse le peintre. Les toiles, qu’il a choisies lui-même, constituent une rétrospective de sa carrière. « Il n’y a que des choses que j’aime », assure-t-il. 33 tableaux actuels, mais aussi ses premières peintures. Également exposées, plusieurs œuvres de trois professeurs des Beaux-Arts qui ont compté dans l’apprentissage de l’artiste : Bergougnant, Schmith et Schintone. « Il y a aussi une salle décalée. J’ai décidé d’y montrer par exemple un portrait que Nougaro a peint de moi. C’était à la fin du repas, chez Lucien Vanel. On dessinait sur les nappes, on était…

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