retour haut de page

INTERVIEW

Didier Cujives et les influenceurs

PAR Sébastien VAISSIERE | Photographie de Rémi BENOIT
Temps de lecture 5 min

Didier Cujives @remibenoit

En juin dernier, le Comité départemental du tourisme 31 organisait son premier Instatrip européen. Une opération de promotion conviant des influenceurs de la plateforme Instagram, triés sur le volet, à immortaliser en images les beautés de la Haute-Garonne. Un moyen efficace pour son président Didier Cujives de survivre dans un marché touristique ultra concurrentiel et ultra mondialisé.

Pourquoi cet appétit de la Haute-Garonne pour les réseaux sociaux ?

Le tourisme est un marché planétaire. Il faut le comprendre. Et parce que le tourisme est mondial, il faut utiliser des outils mondiaux. Les réseaux sociaux nous ont offert une vitrine inespérée sur le monde. Il était naturel qu’on s’y précipite.

Quels avantages sur les médias traditionnels ?

Avec la presse écrite, la radio, la télévision et le cinéma, il faut être présent sur chaque média, sur chaque cible, sur chaque niche, et acheter partout de l’espace pour faire valoir son message. Cela représente des sommes pharamineuses. Avec Instagram, le message part instantanément dans le monde entier, et touche des cibles très diverses. Les deux sont complémentaires. Avec les médias traditionnels on fait de l’image, pas du trafic.

Avez-vous rémunéré les instagrameurs conviés à l’Instatrip ?

On a tout pris en charge : billets d’avion, hébergements, frais de repas, mais on n’a donné aucune rémunération. On a affaire là à des semi-pros, des amateurs éclairés, mais qui permettent déjà d’analyser et de mesurer l’impact en terme de visibilité, ce qui n’est pas toujours le cas dans les médias traditionnels.

Chez les influenceurs, on rencontre à la fois le plus surprenant et le plus affligeant. 

Pensez-vous en rémunérer un jour ?

C’est inévitable. Nous avons d’ailleurs repéré certains instagrameurs qui sont très intéressants pour nous, mais qu’il faudra rémunérer.

Dès lors,…

Achetez le magazine en pdf ou en papier pour lire la suite
Lire la suite

Partagez

Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.