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ENQUÊTE

Réseaux sociaux. Trafic d’influences

PAR Jean COUDERC et Sébastien VAISSIERE
Temps de lecture 10 min

Le mot « influenceur » ne figure ni dans le Larousse, ni dans le petit Robert. Pourtant, les influenceurs sont partout.  Blogueurs, instagrameurs ou youtubeurs, ils sont convoités, cajolés, parfois même rémunérés par les marques, les agences ou les institutions, pour « influencer » les achats et les comportements de leurs communautés respectives. Ils ont même leur salon européen : le Tubecon, dont la prochaine édition se tient ce mois-ci à Toulouse. Le Tubecon au pays du Bouducon… Cela valait bien quelques explications.

 » Mon activité principale, c’est community manager en freelance. Je suis sur les réseaux sociaux depuis 10 ans. J’alimente principalement mon compte Instagram parce que c’est visuel. J’adore la photo. Au départ, je me contentais de les partager. Mon compagnon m’a incité à en faire davantage. Moi, je trouvais ça surfait et faux. Je ne voulais pas me forcer à être au top de la mode. J’ai pris le parti de le faire à ma façon et ça a marché. Au début, je partageais des choses que j’achetais, que j’aimais. Au bout de 3 mois, une marque de montres m’a contactée. La proposition était que je les teste, que j’en parle et que je les garde. Échange de bons procédés ! Et puis en décembre, j’ai eu un chat et là ça a énormément marché car ça fonctionne du tonnerre sur les réseaux. C’est devenu la mascotte du blog. Petit à petit, d’autres marques m’ont contactée, notamment dans la beauté. Au bout d’un moment, les posts sont payés. Maintenant, je suis auto-entrepreneuse. En moyenne, je gagne autour de 500 euros par mois (hors avantages en nature). Je pourrais en vivre si j’acceptais toutes mes propositions mais mon contenu serait moins intéressant et les gens le verraient. Je suis là pour échanger, pas pour faire la commerciale. »

En créant Facebook en 2004, Marc Zuckerberg avait annoncé…

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Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.