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L'ADDITION

Chef. Simon Fétis passe à table

PAR Nicolas SADOURNY | Photographie de Rémi BENOIT
Temps de lecture 4 min

Après avoir parcouru l’Australie puis l’Espagne, puis s’être essayé aux arts appliqués, il prend la direction de Tarbes pour ramasser des haricots avant d’intégrer une école de steward. De retour à Toulouse en 2010, Simon Fétis travaille deux ans à la Braisière avant de reprendre sa formation au CFA de Blagnac. Après une alternance au restaurant En pleine nature, il ouvre, avec sa compagne, le restaurant Les têtes d’ail en 2015, et est lauréat, cette année, dans la catégorie table gourmande du Prix Lucien Vanel.

Votre premier émoi gustatif ?

La crème anglaise de ma grand-mère.

Le plat que vous détestiez enfant ?

Les concombres mais aujourd’hui, j’aime tout.

Votre madeleine de Proust ?

Le millasson de la pâtisserie Suberbielle.

Le plat le plus difficile à réaliser ?

Moi je ne fais rien de compliqué, je prends des bons produits et je leur fous la paix.

Votre plat signature ?

Je n’en ai pas vraiment car on renouvelle très régulièrement la carte, les gens ne viennent pas pour remanger la même chose.

L’aliment que vous préférez ?

J’aime beaucoup les champignons.

Celui que vous détestez ?

Je n’ai pas la culture des fruits exotiques, je n’aime pas les travailler.

Les pires associations ?

Je ne sais pas, pour moi il faut goûter. J’aime bien les associations un peu débiles comme du pigeon avec des petits pois, des cerises et des myrtilles.

Vos sources d’inspiration ?

Instagram, je regarde ce que font les meilleurs, surtout les chefs étrangers.

Le piège en cuisine ?

Le show-off, vouloir prouver qu’on est bon alors qu’il faut juste faire ce qu’il nous plaît, on ne peut pas plaire à tout le monde.

Le pire souvenir en cuisine ?

Cuisiner avec les pieds dans 10 cm d’eau avec des fils électriques dénudés et des gens en train de les bidouiller au milieu de la cuisine.

Ce que vous inspire Trip Advisor ?

Les gens ne devraient pas…

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Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.