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PORTRAIT

Sonia Luque : L’itinérance du savoir

PAR Jean COUDERC | Photographie de Rémi BENOIT
Temps de lecture 6 min

Depuis un peu plus d’un an, c’est au volant de son camion-librairie Libre Cours, sur les marchés de l’agglomération toulousaine, que l’on peut la croiser. Mais avant d’apporter la lecture à ceux à qui elle s’est (trop) longtemps refusée, Sonia Luque a parcouru le monde, au plus près de populations en détresse.

Qu’ont en commun les montagnes afghanes et le quartier toulousain de Borderouge ? à première vue, pas grand chose. Sinon d’avoir vu, au cours de ces dernières années, une jeune femme pleine d’espoir y œuvrer avec l’énergie de ceux qui pensent un autre monde possible. Sonia Luque n’a pourtant pas été biberonnée à l’humanitaire. Au militantisme, en revanche, oui.

Née à Toulouse de parents espagnols arrivés en France dans les années 1960 avec la vague d’immigration économique, la jeune femme grandit dans une famille où la lutte n’est pas un vain mot : « Ils étaient tous les deux syndicalistes. Autant dire que j’ai évolué dans un environnement assez militant… ».

Très timide, Sonia caresse l’espoir de faire des études d’art. Un désir qui se heurte à la volonté maternelle de la voir devenir professeur d’espagnol. Mais son attirance pour l’Amérique Latine va la convaincre de s’inscrire en faculté d’espagnol. Et c’est finalement un hasard qui va décider de son avenir. Le mémoire qu’elle a choisi de consacrer au Guatemala l’amène à traverser l’océan Atlantique. Une révélation. Immédiatement happée par la question des mouvements indiens, elle décide d’y retourner à deux reprises, avec une association, Collectif Guatemala. « C’est comme ça que j’ai mis un pied dans l’humanitaire et les droits de l’Homme. » Et même mieux puisqu’elle décide, à son retour, d’orienter ses études dans cette direction. Avant de se confronter directement à la réalité du terrain sous l’égide des Nations unies et de son Haut commissariat aux droits de l’Homme,…

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Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.