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INTERVIEW

Grégory Martin : « Le télétravail n’est pas l’alpha et l’oméga de la qualité de vie au travail »

PAR Paul PERIÉ
Temps de lecture 3 min

Pour Grégory Martin, secrétaire général CFDT Occitanie, tout n’est pas réglé depuis la mise en place des ordonnances en 2018 qui font du télétravail un droit.

Quelle est l’approche de la CFDT en matière de télétravail ?

De façon générale, nous pensons que le télétravail est loin d’être un outil technique anodin dans une entreprise. Il interroge très profondément l’organisation du travail et un certain nombre de représentations sur la façon dont le travail doit être exercé. C’est donc un sujet majeur lorsque l’on considère, comme nous, que l’entreprise est un lieu de « vivre ensemble ». Il faut donc réguler, organiser et déconstruire un certain nombre de représentations.

Qu’est-ce qui a changé ces dernières années ?

On est définitivement sorti de la logique qui avait cours avant les ordonnances, qui était un peu à la carte. À partir du moment où le télétravail est devenu un droit en 2018, on s’est tourné vers quelque chose de plus collectif. Cela a introduit une nécessité de dialogue social.

La démocratisation du télétravail est donc une avancée importante ?

Oui, mais le télétravail n’est pas l’alpha et l’oméga de la qualité de vie au travail. Dans la pratique, cela ne règle pas un certain nombre de difficultés professionnelles de salariés qui vivent mal leur travail. Cependant, à 70 %, tous celles et ceux qui bénéficient d’accords de télétravail reconnaissent que cela améliore leur fatigabilité et la conciliation vie professionnelle – vie privée.

Y a-t-il des risques pour les salariés ?

Il est extrêmement important de poser la question du dialogue social, du diagnostic de l’entreprise bien en amont de…

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