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REPORTAGE

La navette s’amuse

PAR Jean COUDERC
Temps de lecture 6 min

Alors que les modes de déplacements doux, comme le vélo ou le bus, sont de plus en plus plébiscités pour les courts trajets domicile-travail, les vols reliant quotidiennement Toulouse et Paris-Orly continuent d’afficher complet. Boudu s’est glissé parmi les 4500 passagers quotidiens de la navette Air France qui prennent l’avion comme d’autres prennent le métro.

Comme chaque matin de semaine, l’aéroport Toulouse-Blagnac est déjà, ce jeudi 17 octobre, en pleine ébullition à 7 heures du matin. Il faut dire que les navettes de 6h, 6h20 et 6h50 ont déjà transporté plus de 500 passagers jusqu’à Orly. Dans la salle d’embarquement, l’ambiance est studieuse. Seul un petit groupe, manifestement en partance pour des vacances ensoleillées, se fait (un peu) remarquer. Pour le reste, les yeux sont rivés sur les smartphones, ou sur les portables pour ceux qui doivent peaufiner leur Powerpoint en prévision de leur présentation matinale.

À mesure que les passagers s’avancent au comptoir, on se reconnait, on se sourit. C’est que la navette est une affaire d’habitués. Elle affiche en effet le plus fort taux d’abonnés (19 %) de la compagnie en vol domestique.

Lorsque l’hôtesse annonce le début de l’embarquement, les SkyPriority se pressent au comptoir, au risque de surjouer le côté « busy » du businessman. À moins qu’ils ne soient obsédés par l’idée de récupérer une édition (papier) du Monde. À l’entrée de l’appareil, on retrouve, logiquement, ces mêmes passagers, plongés dans leurs périodiques. Les mines sont pensives, voire renfrognées. « On sent bien qu’ils sont tendus le matin, confirme Patrick Saffores, chef pilote et chef de base Province Nice, Marseille, Toulouse. Ils sont généralement plus apaisés le soir. »

D’où la nécessité, le matin, de les choyer, comme l’explique Sandrine, qui travaille principalement sur la navette depuis 8 ans en tant qu’hôtesse de l’air : « 

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Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.