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LE FAIT

Aéroport de Toulouse : Parenthèse refermée

PAR Jean COUDERC | Photographie de Rémi BENOIT
Temps de lecture 3 min

Après plusieurs mois de tensions et d’incertitudes, l’aéroport Toulouse-Blagnac a changé de main le 30 décembre dernier avec le rachat par le groupe français Eiffage, pour presque 500 millions d’euros, des parts du groupe chinois Casil.

Près de deux ans après avoir manifesté son désir de céder ses parts, Casil Europe a (enfin) trouvé preneur. Et le moins que l’on puisse dire est que les Chinois ont bien fait de se montrer patients. En revendant leur participation (49,99 %) dans l’aéroport de Toulouse Blagnac au groupe Eiffage pour 507 millions d’euros (moins les 8 millions de dividendes versés au titre des résultats de l’année dernière). Ils ont engrangé une plus-value de près de 200 millions d’euros. Pour mémoire, l’état français avait cédé ses actions contre 308 millions d’euros en 2015.

Cet épilogue vient conclure une période de fortes tensions entre les actionnaires locaux de l’aéroport (la CCI, Toulouse Métropole, le Conseil départemental et la Région Occitanie), qui possèdent 40 % des parts, et le consortium chinois à qui ils reprochaient, à l’automne, « une gestion strictement mercantile et à court terme » de l’aéroport. En cause, notamment, les dividendes, que les actionnaires historiques avaient l’habitude de mettre en réserve, tandis que Casil a fait le choix de distribuer, en quatre ans, près de 29 millions d’euros. Quant au nouvel actionnaire, ce n’est pas un novice en la matière puisqu’Eiffage a déjà investi dans l’aéroport de Lille-Lesquin, en remportant en juillet la concession de l’établissement, en partenariat avec Aéroport Marseille Provence.

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