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PORTRAIT

Biasotto : Le trouble-fête

PAR Stéphane THÉPOT | Photographie de Rémi BENOIT
Temps de lecture 3 min

Il avait été promu à la tête de de toutes les mairies de quartiers du Grand Mirail et assume sans complexe de posséder une Porsche. Mais qui est vraiment Franck Biasotto, cet adjoint jusqu’alors discret au logement qui ose défier le maire sortant en se réclamant du parti d’Emmanuel Macron ?

Affable et souriant, cet ancien agent immobilier de 50 ans assure n’avoir rien à cacher. Dans l’ancien appartement transformé en bureaux où il a trouvé refuge depuis que toutes ses délégations lui ont été retirées, Franck Biasotto raconte « le deal » initial passé avec Jean-Luc Moudenc pour figurer sur la liste de celui qui était alors député UMP : « surtout pas de carte politique ». 

Cadre dans des compagnies d’assurance à Paris, ce diplômé en droit de l’université d’Assas a fait la navette pendant des années entre Toulouse et Paris avant de s’établir définitivement dans la ville rose en 2005, où il s’établit à son compte. « Je suis un néo-toulousain » dit Franck Biasotto. Il vit chez son beau-père, l’une des figures associatives qui s’est imposée après l’explosion de l’usine AZF, dans le quartier de la Croix-de-Pierre. C’est en militant à ses côtés au comité de défense des victimes d’AZF que le jeune cadre dynamique se fait remarquer, et peaufine sa connaissance de l’immobilier et des quartiers populaires dévastés. Élu au Capitole, il bénéficie de la confiance du maire qui lui confie d’abord la présidence de Toulouse Habitat, l’organisme HLM de la ville, puis de la Métropole. Nommé maire du quartier Saint-Cyprien, Franck Biasotto est ensuite promu par Jean-Luc Moudenc « super-maire » de tous les quartiers sociaux de part et d’autre du périphérique, de Bagatelle à Bellefontaine à la faveur d’un remaniement interne de la municipalité. Pour quelle raison ce fidèle bras-droit du maire, qui confie ne jamais avoir eu…

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Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.