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de l'autre côté de la rocade

Saint-Orens : l’urbanisme au cœur des débats

PAR Jean COUDERC | Photographie de Rémi BENOIT
Temps de lecture 4 min

Élue avec plus de 54% des voix en 2014 face à Christian Sempé, Dominique Faure, investie pour le scrutin de 2020 par le Mouvement radical social et libéral et soutenue par LREM, LR et le Modem, ne manque pas de challengers cette année. Premier à se déclarer, Marc Del Borello était tête de liste en 2008 et numéro 2 sur la liste d’union de la droite conduite par l’ancienne championne de tennis en 2014.

Passé dans l’opposition en cours de mandat, il se présente à la tête d’une liste sans étiquette… mais pas sans reproche pour son ancienne alliée : urbanisme galopant, projets surdimensionnés pour la commune, autoritarisme, les griefs de celui qui est aussi conseiller métropolitain sont nombreux à l’égard de la locataire de l’hôtel de ville. Marc Del Borello n’est pas le seul ancien colistier de Dominique Faure à se présenter. L’ancienne adjointe en charge des questions liées à l’éducation et à la petite enfance Maria Neves-Laffont a également fait le choix de se lancer dans l’aventure, à la tête d’une liste sans étiquette politique, pour apaiser la ville. La conseillère municipale sortante d’opposition Aude Lumeau-Preceptis a pour sa part réussi le tour de force de faire l’union de la gauche (PS, France insoumise, Génération-s, PCF, MDC, la Gauche républicaine et socialiste) autour d’une idée centrale : celle de proposer une autre urbanisation, moins agressive.

Mise en cause, Dominique Faure se défend sans sourciller : « Les vieux Saint-Orennais espéraient peut-être que l’on construise moins de logements. Mais avec 230 logements/an, on aura fait le minimum que le PLUIH nous imposeEt puis il est normal que nous prenions notre part lorsque l’on a la chance d’être à côté de la 4e métropole de France. » Concernant les projets « pharaoniques » que ses opposants lui reprochent, la vice-présidente de Toulouse Métropole en charge du développement économique en appelle à l’histoire : « Si le projet de la maison des arts martiaux a été redimensionné, c’est uniquement parce que l’État, la Région, le département et la Métropole nous ont aidé financièrement. Et puis je rappelle à ceux qui ont la mémoire courte, que l’on disait la même chose à propos d’Altigone lors de sa construction… » Fort du bon score réalisé par Jordan Bardella (15,41%) aux dernières européennes à Saint-Orens, le Rassemblement national présentera également une liste menée par Marine Hamelet qui veut notamment agir « préventivement contre l’apparition et le développement du communautarisme ».

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