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DE L'AUTRE CÔTÉ DE LA ROCADE

À Muret, péril au centre pour Mandement


Temps de lecture 2 min

André Mandement parviendra-t-il à garder son fauteuil de maire ? Rien n’est moins sûr tant le scrutin s’annonce indécis dans la sous-préfecture de Haute-Garonne. Élu à l’issue d’une triangulaire en 2014, le premier magistrat de la ville se présente à nouveau à la tête d’une liste rassemblant l’essentiel des forces de gauche même si la liste « Muret écologique et solidaire » conduite par Jean-Marc Dizel se présente également au scrutin muretain. Face à celui qui est également président du Muretain agglo, se dressent deux autres listes qui présentent la particularité d’être menées par deux dissidents de l’ancienne majorité. À commencer par son ancienne 2e adjointe en charge de l’urbanisme, Élisabeth Séré qui a fait le choix de s’allier au duo de centristes composé de Serge Jouannem et Laurent Jammes pour faire basculer la ville de Clément Ader au centre. Sinon qu’elle n’est pas la seule à se présenter au centre de l’échiquier politique. Laurent Mazuray est également candidat à la tête de la liste « Muret et moi », investi par le Mouvement radical, soutenu par LREM et… l’ancienne députée et maire socialiste de Muret Hélène Mignon. Pour l’une comme pour l’autre, la priorité est « de redonner de l’attrait » à Muret : « Nous avons perdu des habitants, des logements, le taux de vacance commerciale est en baisse, le chômage en hausse, bref il est grand temps de redonner un dynamisme à Muret », résume Laurent Mazuray qui se félicite d’avoir réussi un large rassemblement avec, outre le Parti Radical et LREM, Agir, le Modem, LR et Génération Écologie : « Les élus sortants ont tous dénoncé l’absence de travail collectif et d’écoute de la part du maire sortant, ce qui a empêché le développement des projets. L’exemple des allées Niel est révélateur : il a fallu qu’il y ait des pétitions contre le déplacement des arbres pour qu’il abandonne le projet. Alors que tout le conseil municipal était contre ! » Autre sujet sur lequel les opposants au maire sortant se retrouve, la sécurité. Alors qu’Élisabeth Séré promet de doubler le nombre de policiers municipaux, Laurent Mazuray, en charge de la tranquillité publique entre 2014 et 2016, dénonce le dogmatisme de celui qui brigue un 3e mandat : « Le problème avec M. Mandement, c’est que le sentiment d’insécurité n’a pas lieu d’être selon lui. Or on voit bien qu’à force d’angélisme et de refus de mise en place de caméras de vidéo-protection, les trafics se sont déplacés de Toulouse. Muret est en train de devenir une place de deal. » Un sujet dont aurait pu également s’emparer le Rassemblement national qui devait être présent sur la liste de départ en la personne d’Emmanuelle Pinatel. Mais un retrait pour « convenances personnelles » de la tête de liste laisse le parti de Marine Le Pen sans candidat à Muret. Enfin Myriam Crédot, conseillère municipale d’opposition participera elle aussi à la course à l’Hôtel de ville à la tête de la liste 100% Muret avec l’objectif affiché de « changer les pratiques et de faire preuve d’honnêteté politique ».

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Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.